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WEM - Mesurer le retour sur investissement de l’e-formation

Par Martine Jaudeau , le 21 mai 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Un intéressant pannel était réuni au WEM de Lisbonne pour tenter d’apporter des éléments de réponse à la question : comment mesurer le retour sur investissement de l’apprentissage en ligne ?

Jane Massy, consultante indépendante à l’international basée au Royaume Uni, a opposé à la complexité des systèmes la simplicité des questions de bases :

L’important est, de par son expérience, de définir clairement et honêtement l’objectif de départ du recours à l’e-formation. S’agit-il de :

  • diminuer les budgets ?
  • se débarrasser des formateurs ? (!!!)
  • réduire les coûts ? (La réponse la plus courante)
  • améliorer l’apprentissage ?
  • améliorer l’accès à la formation ?
  • améliorer la performance ?

La mise en place de l’e-formation n’a rien de facile, a-t-elle ajouté, puis elle a cité les étapes indispensables déclinées par John Cone de l’ASTD :

"au cas par cas, besoin par besoin et à l’avance"

avec une attention toute particulière au local dans la conduite de plans d’e-formation.

M. Stephen Mendonca, de Compaq Computer aux Etats-Unis, a insisté sur l’innovation liée à l’interaction humaine.

Il a défini le retour sur investissement comme une équation entre les coûts et les bénéfices nets du programme d’apprentissage en ligne. Il s’agit de faire des économies et de diminuer l’écart entre les objectifs de l’e-formation et la performance économique.

M. Ulrich Scholten, directeur de Ingenatic en Allemagne qui forme des professionnels du secteur automobile, a à son tour mis l’accent sur l’apport de l’animation et de la simulation dans sa branche d’activité qui aident à rendre la complexité des professions plus claire et mieux adaptée à la rapidité du changement.

Son expérience d’e-formations dans le milieu des OING, notamment en Afrique, apportait un autre regard : pour ces organismes sans but lucratif, qui ont affaire à des budgets en baisse, il est important de réaménager la formation, trouver d’autres financements et attirer de nouveaux clients par des manières d’enseignement plus attractives.

Il a apporté une note optimiste au débat : la balle est dans le camp des pays émergeants, car chez ceux qui commencent, tout est possible et plus facilement mesurable qu’ailleurs. Il n’y a pas le poids de l’acquis qui pèse souvent et la motivation rencontrée est beaucoup plus vivace.

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