Par Alexandre Roberge  | a.roberge@cursus.edu

Des créateurs de nuages de mots à la portée de tous

Créé le dimanche 22 avril 2012  |  Mise à jour le lundi 6 mai 2013

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Des créateurs de nuages de mots à la portée de tous

L'esthétique du nuage de mots en a fait un outil populaire : des dizaines, voire des centaines de mots sont agencés de manière à ce qu'ils composent une image dans laquelle les mots apparaissant les mieux soient aussi les plus employés. Une carte visuelle qui fait l'affaire de bien des internautes qui peuvent, en cliquant sur les termes, continuer de fouiller le sujet sur les moteurs de recherche, ou connaître en un clin d'oeil les termes les plus employés dans un texte donné.

 

Voici déjà quelques temps, nous vous avions parlé de Wordle qui est sans doute la plus populaire des applications utilisées pour créer des nuages de mots. Wordle n'est plus seul à proposer ce service. Certes, les applications présentées dans cet article sont en anglais, mais les termes sont assez faciles à comprendre et la langue de l'interface ne devrait pas compliquer leur utilisation.

 

Du plus simple au plus complet

 

L'objet le plus simple à utiliser est certainement Yippy Cloud Creator, qui crée un nuage de mots à partir des recherches effectuées sur la toile. Il suffit d'entrer une requête d'un ou plusieurs mots comme sur un site de recherche et de cliquer sur le bouton Create. Un aperçu du nuage de mots apparaîtra et, si le résultat est satisfaisant, l'internaute pourra copier le code HTML du nuage créé pour l'intégrer à son site Internet. On peut également choisir la couleur de la bordure et celle des mots intégrés au nuage. Les requêtes peuvent être effectuées en n'importe quelle langue, même si les requêtes en anglais donnent les résultats les plus précis. Yippy comporte malgré tout deux défauts : il ne prend pas en compte les lettres accentuées (par exemple, le mot "élections" se transforme en "lections"), et il effectue les recherches sur les pages les mieux indexées du web. Impossible donc de limiter le corpus à une page ou un texte en particulier. 


Tagul est plus intéressant à ce niveau. Après une inscription gratuite, l'utilisateur pourra concevoir un nuage à partir d'un texte, d'un hyperlien ou d'une série de termes sélectionnés. Après avoir obtenu un premier résultat, il pourra filtrer les mots communs comme les déterminants, les conjonctions, les pronoms, etc. Il lui faudra aussi choisir l'apparence du nuage (sa forme, sa taille, le nombre de mots-clés et leur orientation, etc.), la police de caractères et la couleur des termes, entre autres. Après avoir visualisé et modifié son nuage, l'utilisateur pourra le sauvegarder sur le site pour ensuite l'enregistrer en tant qu'image, le placer sur une page Web ou partager un lien menant directement à son nuage. Comme Yippi, Tagul décode mal les accents et particularités de la langue française. Par exemple, le terme « aujourd'hui » sera décomposé en « aujourd » et « hui ».

 

Tagxedo, est l'application qui offre le plus grand nombre de possibilités de sources. Le choix est vaste :

 

  • Hyperliens

  • Comptes Twitter

  • Compte Del.icio.us

  • Fils d'actualités

  • Requêtes de recherche par mots-clés

  • Fils RSS

 

À partir de ces sources, il suffit de choisir un aspect, l'orientation des mots (horizontale, verticale ou les deux), une police de caractères et un style graphique pour voir apparaître l'outil d'édition. En effet, une fois le nuage créé, il peut être encore être modifié. Parmi les options les plus intéressantes, on notera celle qui permet d'éliminer les mots les plus courants. On peut également modifier la forme du nuage, en l'adaptant à une image chargée depuis son ordinateur. 

 

Sur la page Facebook du site sont affichés de très beaux exemples basés sur la politique ou les produits culturels à la mode. Évidemment, les francophones voulant se servir de la fonction « requêtes de recherche » seront déçus de constater que les résultats seront majoritairement en anglais. Mieux vaut alors aller directement à partir d'un site Web ou d'un compte Twitter francophone. Néanmoins, Tagxedo est efficace, permettant de créer un nuage de mots-clés unique. L'utilisateur pourra l'exporter sur son site, le sauvegarder en fichier image ou sur Tagxedo.

 

Les internautes ont donc un choix élargi de créateurs de nuages de mots. On regrettera qu'ils soient mieux adaptés à l'anglais qu'à toute autre langue mais ces outils flexibles conçoivent de superbes cartes lexicales qui agrémenteront votre site.

 Source : 

« Trois outils pour créer des nuages de mots », Activeille, 19 janvier 2012.

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Commentaires

1 commentaire

Icône - Visage inconnu
  • ronces
  • 28 avril 2013 à 08 h 08

Réaction

Monsieur, Je ne connaissais pas cette notion de nuages de mots. J'ai lu votre article paru sur cursus.edu et je vais sans doute passer encore une fois pour un rabat-joie, mais ce n'est pas de la mauvaise volonté de ma part, croiyez-moi ; c'est plutôt que je ne comprends pas... Je ne comprends pas à quoi ça sert.

1) Qui peut utiliser ça ?

2) Qui est le destinataire final de ces "nuages de mots" ?

3) Quel en est le but ?

4) Hors la préoccupation esthétique ["L'esthétique du nuage de mots en a fait un outil populaire"

"On peut également choisir la couleur de la bordure et celle des mots intégrés au nuage"], je ne vois pas ce que vous essayez de promouvoir. Est-ce une technique de recherche révolutionnaire ? Ou un nouveau gadget ? De plus, l'article est assez mal écrit. Les deux premiers paragraphes ne situent ni le sujet dans l'espace (serait-ce l'espace cybernétique, j'ai besoin de savoir où arrive ce dont on me parle), ni dans le temps (quand ces "nuages de mots" ont-ils fait leur apparition ?). Vous présupposez en outre que le lecteur est déjà au courant de ce qu'est un nuage de mots ; vous présupposez que le lecteur est déjà convaincu du bien fondé des nuages de mots parce que c'est "nouveau". Et puis il y a ces propositions, tout à fait floues à mon sens (faute de frappe mise à part, puisque je suppose que "pots" signifie "mots") : "(...) une image dans laquelle les pots apparaissant les mieux soient aussi les plus employés". - "apparaissent les mieux" : qu'est-ce que ça veut dire ? Sont les plus gros ? Les plus gras ? Les mieux placés dans le nuage - position centrale, par exemple ; ou position limitrophe - afin d'attirer l'oeil du lecteur ? [D'ailleurs, il me semble que vous auriez dû écrire "une image dans laquelle les mots apparaissent LE mieux", "mieux" étant un adverbe (et donc invariable) qui modifie le sens du verbe "apparaître" et non un adjectif qui modifierait le sens du mot "mots" - ce qui n'aurait aucun sens : un mot n'est jamais "mieux" qu'un autre ; à la limite il est "mieux adapté", ou "plus approprié", ou "plus visible".] - "soient aussi les plus employés" : Un mot n'est jamais "plus employé" hors d'un contexte ! Dans quel contexte jugez-vous les mots plus employés ? Dans un rapport de police, le mot "vol", ou "infraction" sera toujours plus employé que le mot "amour" ; dans un roman Harlequin, en revanche... Eh bien, j'ai besoin de ces précisions-là, pour comprendre ce dont vous parlez, sinon je me perds dans le nuage conceptuel que créez en usant d'une purée de mots, pour le coup, immaîtrisée ; un verbiage ; un babil. De la poudre aux yeux. C'est à une analyse systématique des outils et des techniques de créations des nuages de mots, que vous auriez vous livrer afin que, premièrement, vous m'exposiez clairement les tenants et les aboutissants de ce nouvel outil et, dans un deuxième temps, faire éclore, en conclusion, les côtés constructifs du "nuage de mots". Ici, vous ne faites que prêcher en convaincu (en croyant, quoi !) à des convaincus ! Qu'un néophyte comme moi tombe là-dessus, il ne comprend rien. Ah ! Si ! Il croit comprendre que la "communauté numérique mondiale" a trouvé un nouveau joujou dont elle est très fière parce qu'il va "accélérer les flux de communication" et "propager l'entente entre les hommes". De la langue de bois en somme, mais au niveau de la pensée : de la pensée de bois. Et c'est là que c'est dangereux : quand des gens croient réfléchir, alors qu'ils ne font que répercuter une information neuve en la croyant force de progrès (alors qu'ils ne se sont pas donné la peine de l'analyser pleinement). J'ai bien conscience que ce commentaire peut me faire passer pour un affreux réactionnaire, mais je vous assure que ce n'est pas le cas. Je vais regarder ailleurs ce que sont ces nuages de mots, pour m'en faire un idée un peu plus précise. Pour moi, cet article, c'est "faire du bruit pour faire du bruit" : faire du bruit pour être une fois de plus référencé sur le moteur de recherche préféré du monde entier.

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