Par Élodie Lestonat  | e.lestonat@cursus.edu

Mon collègue connecté : Diet Sensor rend le cours de SVT appétissant.

Créé le dimanche 20 mars 2016  |  Mise à jour le lundi 28 mars 2016

Mon collègue connecté : Diet Sensor rend le cours de SVT appétissant.

Dans la cours de récréation, Madame Albert intercepte le petit Loïc en train d’engouffrer un plein sachet de bonbons gélifiés.

« Pourquoi manges-tu ces cochonneries ?

- C’est parce que c’était pas bon à la cantine !

- Pas bon ?...

- Non M’dame, y avait des légumes ! »

Combien de fois Madame Albert a-t-elle entendu ce refrain ?

Pourquoi une éducation à l'équilibre alimentaire ?

Aujourd’hui, c’est le petit Loïc. Demain ce sera le petit William qui somnolera sur sa table tout en digérant les quatre portions de frites dont il se sera resservi. Et hier c’était la petite Héloïse qui tombait évanouie de sa chaise parce que le plat principal n’était pas « ce qu’elle préférait » et qu’elle s’était abstenue d’y goûter.

1,4 milliard de personnes en surpoids dans le monde. 14% des élèves français touchés par ce fléau. Sans compter l’impact d’un apport nutritif défaillant ou non adapté sur l’attention en classe, souvent synonyme d’échec scolaire,

Madame Albert est soucieuse : comment peut-elle éduquer ses élèves à un meilleur équilibre alimentaire ? En tant que professeure de Sciences et Vie de la Terre, la réponse est de son domaine de compétence. En plus, ça tombe bien puisque nutrition, métabolisme, croissance, hygiène alimentaire et composition des aliments sont au programme de sa classe de sixième D.

Pour avoir de l’appétit envers ce qui se trouve dans leurs assiettes, il faut que ce soit Loïc, William, Héloïse et l’ensemble leurs camarades qui aient décidé de ce qui y sera servi. Ainsi devenus acteurs et responsables de la qualité nutritionnelle de leur menu, les enfants prendront conscience des richesses d’une alimentation équilibrée et diversifiée et s’approprieront ses bienfaits.

En route pour les travaux pratiques !

Pourvus d’une balance et du Diet Sensor, un scanner moléculaire dont Madame Albert a proposé au collège de faire l’acquisition, les élèves se dirigent vers la cantine où les attend l’équipe de restauration.

Cette dernière a eu la gentillesse de s’impliquer dans la pédagogie expérimentale du professeur de SVT. Elle a placé sur une table les différents éléments susceptibles d’entrer dans la composition du menu de la semaine.

Afin de se partager le travail, les élèves se divisent alors en plusieurs groupes. Chacun s’occupant d’un type d’aliment : les légumes, les viandes, les préparations, les fruits, les desserts.

« Comment ça marche ce truc Madame ? », interroge Loïc.

« Ce n’est pas un ‘truc ‘, lui explique Madame Albert, c’est un spectromètre de masse miniature. Tu places le Diet Sensor à 2 cm de l’aliment que tu souhaites étudier et tu appuies sur le bouton se trouvant sur la surface de l’appareil pour déclencher l’envoi d’un faisceau infrarouge.

Le faisceau fait vibrer les molécules qui retournent leurs signatures optiques vers le capteur du scanner. Celui-ci en déduit donc la liste des éléments composant l’aliment. Le Diet Sensor compare ensuite le résultat obtenu avec ceux d’une base de données du nuage dans Internet. Ainsi tu obtiens les teneurs en lipides, glucides, protéines, fibres, sucres lents, eau et alcool de ta tranche de rôti ou de ta carotte».

« Et après on en fait quoi ? », demande William.

« Grâce à l’application mobile qui est associée au Diet Sensor et que j’ai installée sur ta tablette numérique, nous allons nous connecter en mode Bluetooth et transférer les résultats », renchérit la professeure.

 

 

Les élèves prennent également soin de peser chaque aliment afin de déterminer, une fois de retour en classe, le nombre exact de chaque élément nutritionnel en fonction de la proportion d’aliment sélectionnée pour le repas.

« Et pour les lasagnes, on fait pareil ? », interpelle Héloïse.

« Non, lui répond Madame Albert, le Diet Sensor ne fonctionne qu’avec les aliments homogènes, c’est-à-dire dont la surface est représentative du reste de l’aliment, un gâteau au yaourt par exemple. Pour le traitement des aliments dits ‘complexes’, comme tes lasagnes ou un hachis Parmentier, le Diet Sensor s’appuie sur une banque de données dans Internet contenant plus de 600 000 références ».

Les élèves ont maintenant toutes les données en main pour passer à la phase suivante de leur projet : déterminer le menu de la cantine pour chaque jour de la semaine.

Quelques jours plus tard, l’équipe de restauration informe Madame Albert que jamais les assiettes n’avaient été vidées avec autant d’engouement. La professeure est contente. Elle a réconcilié ses élèves avec une alimentation variée et équilibrée. Aussi se demande-t-elle si elle ne pourrait pas tenter la même expérience, à la maison, avec ses propres enfants.

 

 Illustration : Diet Sensor, Dietsensor.com

Références

KALLENBORN, Gilbert. "DietSensor, L’appli Qui Analyse Vos Plats Et Vous Aide à Maigrir." - BFMTV. - Date de publication 6 janvier 2016. http://hightech.bfmtv.com/produit/ces-2016-dietsensor-l-appli-qui-analyse-vos-plats-et-vous-aide-a-maigrir-941472.html.

Vive les svt. "SVT 6ème : Nouveaux Programmes Pour 2016 - Découverte, Actualité, Cours, Aide Et Soutien En Ligne. Date de publication 24 octobre 2015.
http://www.vivelessvt.com/au-jour-le-jour/svt-6eme-nouveaux-programmes-pour-2016/.

Diet Sensor - https://www.dietsensor.com/fr/

 

 

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