Par Evelyne Jardin  | e.jardin@cursus.edu

Etudiants, vers un statut de responsable associatif?

Créé le mardi 19 juillet 2016  |  Mise à jour le mercredi 5 octobre 2016

Etudiants, vers un statut de responsable associatif? Crédit : Coline Vanneroy

3 questions à Coline Vanneroy, déléguée générale d'Animafac

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Thot Cursus : En quoi consiste ce projet de statut?

Coline : Nous souhaitons voir se créer un statut de responsable associatif sur le modèle des étudiants sportifs de haut niveau ou entrepreneurs. Depuis longtemps, pendant leurs études, les sportifs de haut niveau bénéficient d'un aménagement de leur emploi du temps.

Lors du Plan national de la vie étudiante en 2015, Animafac a proposé que les étudiants fortement investis dans le milieu associatif voient leur engagement reconnu par leur établissement d'enseignement supérieur. Par exemple, qu'ils puissent choisir entre contrôle continu ou terminal, avoir une dispense d'assiduité, valider leur temps associatif comme un stage.

Thot Cursus : Qui l'a déjà expérimenté? Comment cela se passe-t-il ?

Coline : L'université Sorbonne Nouvelle Paris 3 s'est lancée, en 2014. Huit étudiants ont obtenu le statut, dont le Président de l'association de théâtre des étudiants de cette université, inscrit en Licence 3 d'études théâtrales.

Cette année, ce dispositif a concerné une douzaine d'étudiants. En 2015-2016, l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand a expérimenté ce dispositif. Dix étudiants sur douze candidats ont bénéficié du statut. Pour l'année 2016-2017, les universités de Tours et de Limoges ont manifesté leur intérêt.

Concrètement, une commission se réunit pour auditionner les étudiants souhaitant bénéficier du statut. Ils ne sont pas tous présidents ou membres du bureau d'une association. Ils peuvent être des bénévoles très investis passant plus de 10h par semaine dans une association qui, je le précise, n'est pas nécessairement une association étudiante.

Thot Cursus : Pour l'heure, ces expériences sont assez localisées. Il est question d'un projet de loi pour une extension nationale. Où en sommes-nous ?

Coline : Nous pratiquons un lobbying depuis le lancement du Plan national de la vie étudiante, en octobre 2015. Notre proposition a été introduite dans les conclusions du rapport.

Plus récemment, un amendement a été adopté à l'Assemblée nationale lors du vote sur le projet de loi « Égalité et Citoyenneté », fin juin 2016. Nous attendons l'accueil du Sénat puis le décret d'application. A suivre !

Contact : cvanneroy@animafac.net

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