Par Sandrine Benard  | phenix974@me.com

Euroscola, eurodéputé d'un jour

Créé le jeudi 19 janvier 2017  |  Mise à jour le lundi 13 février 2017

Euroscola, eurodéputé d'un jour

L'école se veut maintenant plus ouverte; aux parents avant tout mais aussi aux divers intervenants et autres partenaires qui jouent alors un rôle complémentaire à celui de l’enseignant.

De plus, le fait de permettre l’intégration d’éléments extérieurs offre aux enfants la possibilité de s’ouvrir au monde et aux différents acteurs sociaux et professionnels qu’ils rencontreront tout au long de leur vie d’adultes et de citoyens en devenir. La question est souvent de savoir si ce type de partenariat relève du domaine du ludique ou s’il a vraiment des desseins pédagogiques, voire linguistiques.

Le projet Euroscola semble justement s’inscrire dans cette vision. Présentation de ce qui semble être une bonne idée de collaboration de l’école avec l’extérieur…

Euroscola, c'est quoi ?

Mis en place en 1990 par le Parlement européen, ce projet de collaboration éducative et pédagogique permet aux élèves de 16 à 18 ans, originaires des 28 états membres de l’Union européenne, de participer à une simulation, durant un jour et en plusieurs langues, d’une session du Parlement européen à Strasbourg (France). Dans chacune de ces sessions, une seule école par pays est sélectionnée, l’objectif final étant que tous les pays soient représentés. À noter que pour l’année 2017, le grand jeu Euroscola aura lieu du 6 au 17 mars.

Comment ça marche ?

Ne s’invite pas qui veut au Parlement européen… Pour pouvoir se glisser dans la peau d’un eurodéputé pour une journée, il faut au préalable jouer ! Chacun des pays membres de l’UE a son site dédié et peut donc inscrire sa classe à un jeu-concours, qui se présente sous la forme de quizz permettant de tester les connaissances des élèves sur l’Union européenne. Plusieurs thèmes au menu : Histoire, Fonctionnement, Le parlement, Être Européen aujourd’hui, l’Union au jour le jour, Au-delà des frontières et Quel avenir pour demain ?

Seuls les professeurs peuvent procéder à l’inscription de leur classe, mais le site propose aux élèves intéressés de faire de la publicité à leurs enseignants et de s’entrainer en attendant. En effet, sur le site web deux modes de pratiques sont proposées : révisions et entraînement. Les apprenants peuvent donc largement s’initier aux questions et tenter de se perfectionner dans l’attente du grand jeu concours, en mars 2017.

Selon le site officiel du Parlement européen, le concours et la procédure de sélection spécifique peut varier d’un état-membre à l’autre. Par exemple, si en France il s’agit d’un jeu-concours avec un quizz, en Belgique sera demandé la réalisation d’un clip vidéo de 2 minutes présentant la classe/l’école, les motivations et un thème de discussion.

Comment participer ?

Si vous êtes enseignant et que ce projet vous semble intéressant, si vous êtes étudiant et que l’Europe vous « branche », alors plus d’hésitation,  participez à cette grande aventure européenne. Tous les détails se trouvent sur le site du Parlement de Strasbourg et l’inscription se fait en ligne directement. Pour des informations complémentaires et des mises à jour, la page Facebook d’Euroscola est également une bonne source. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour 2017 et le grand concours (pour la France) sera en mars.

Objectif pédagogique et linguistique

Chaque classe gagnante (une pour chacun des 28 pays membres de l’UE) deviendra l’émissaire de son pays et ira à Strasbourg jouer le rôle d’un eurodéputé pour une journée.

L’objectif de ce partenariat entre l’école et le Parlement Européen est de se familiariser avec le concept parlementaire de l’Europe, dans sa démocratie, ses droits fondamentaux, ses valeurs, ses langues… tout en offrant aux jeunes la possibilité de laisser entendre leur voix sur les décisions prises au niveau de l’Union Européenne.

Et les langues dans tout ça ? Elles ne sont pas mises de côté, bien au contraire. Les sessions parlementaires se déroulent en français, anglais et allemand avec une traduction simultanée automatique pour une partie de la journée.

Rappelons que l’UE compte 24 langues officielles et de travail (pour le détail, c’est ici !) et Euroscola permet aux étudiants d’interagir et d’échanger des informations dans une langue étrangère (une bonne connaissance d’une autre langue est indispensable pour pouvoir participer aux échanges de l’après-midi), soulignant alors l’importance de la coopération interculturelle de par sa grande diversité.

Finalement

Faire intervenir des partenaires extérieurs dans le milieu scolaire peut être une excellente idée à condition bien sûr de pouvoir exploiter ce rapprochement. Le programme Euroscola, instauré par le Parlement Européen semble finalement être un bon exemple de collaboration extérieure car, outre son aspect ludique (des quizz, un jeu-concours, un petit voyage à la clé), il incluse une réelle dimension pédagogique, mais aussi linguistique :

L’apprenant est au cœur de ce partenariat : il s’y inscrit, se motive, se renseigne, se cultive, réfléchit, échange ses idées, laisse entendre sa voix, discute et argumente, utilise une autre langue que la sienne dans ses débats, et finalement, devient un véritable citoyen de l’Europe par la connaissance de ses pays, ses valeurs, son fonctionnement, mais aussi ses langues.

Sources

Le projet Euroscola sur le site du Parlement Européen, http://www.europarlstrasbourg.eu/fr/euroscola.html

Le site français d’Euroscola, http://euroscola.fr

Le site belge du Parlement sur le projet Euroscola, http://www.europarl.be/fr/ep_teachers/in_parliament/euroscola.html

Les 24 langues de l’Union Européenne, http://ec.europa.eu/education/policy/linguistic-diversity/official-languages-eu_fr

Page Facebook d’Euroscola, http://www.facebook.com/euroscola

Illustrations : Euroscola (collage)
Logo Euroscola
Euroscola, le site français

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