Par Alexandre Roberge  | a.roberge@cursus.edu

Un réseau social pour enseigner les sciences à l'école primaire

Créé le dimanche 30 janvier 2011  |  Mise à jour le mercredi 1 juin 2011

Recommander cette page à un(e) ami(e)

Un réseau social pour enseigner les sciences à l'école primaire

Le travail de professeur de sciences n’est pas aussi aisé qu’on pourrait le croire. Ils ont beau enseigner des sujets concrets, avoir des salles de cours remplies de béchers, d’erlenmeyers et substances chimiques et proposer des manipulations expérimentales spectaculaires, leurs disciplines impressionnent les élèves. Vocabulaire spécifique, principes pas toujours simples à retenir et c’est sans compter la réalité d'une communauté scientifique internationale qui peut modifier des faits « coulés dans le béton » en une journée. Rappelons-nous le désarroi populaire quand, en 24 heures, Pluton passa de planète à part entière à planète naine de notre système solaire!

Alors, comment intéresser mes élèves à la chimie, aux sciences physiques, à l’astronomie, à la biologie, etc.? Une question à laquelle doivent répondre quotidiennement les instituteurs. C’est pourquoi Laurent Dubois, professeur à l’Université de Genève, a conçu un réseau social dédié spécifiquement à cette branche de l’enseignement.

Du campus au monde

L’origine d’Enseigner les sciences vient d’une implantation d'e-learning dans la formation des maîtres. En 2009, les étudiants  de l'université de Genève ont reçu un nouveau cours dans la deuxième année de leur LME (licence mention enseignement) en didactique des sciences. S’intitulant "Intégration des médias et des technologies (ITIC)", cette matière toute neuve avait pour but de les sensibiliser aux solutions hybrides d’enseignement.

Enseigner les sciences devenait, donc, dans le cadre du cours, une plateforme sur laquelle les étudiants déposaient des séquences d’enseignement-apprentissage des sciences de la nature ainsi que des travaux individuels ou des lectures personnelles. Mise en ligne en février 2009, la plateforme de réseau social a cependant outrepassé sa cible initiale. Désormais, de nombreux membres sont des étudiants en formation des maîtres qui viennent autant de Suisse que de France, du Canada, de la Belgique, des pays francophones d’Afrique, etc. Qu'on en juge : sur 675 membres le 28 janvier 2011, seulement 120 sont des apprenants et du personnel enseignant de l’Université de Genève. Donc, près de 82% sont des visiteurs et abonnés (gratuits, il va sans dire) venant de l’extérieur.

Ainsi, si une grande partie du contenu du réseau est alimentée par les futurs diplômés du LME dans le cadre du cours, les apports externes sont de plus en plus fréquents et permettent des échanges instructifs et enrichissants entre professeurs en devenir et professionnels en activité.

Une communauté vivante et bien du contenu

Que retrouve-t-on sur ce réseau social? En premier lieu, la liste des membres dont on peut suivre les activités, des forums et des groupes pour échanger. On a également accès à des blogues sur les sujets scientifiques et la didactique des sciences, à des modules de formation créés par Laurent Dubois sur la pédagogie scientifique et plusieurs séquences d’enseignement conçues, majoritairement, par les étudiants du LME. Fait intéressant : s'il faut être membre de la communauté pour échanger et contribuer à la crétion de contenu, les productions sont en majeure partie ouvertes à tous.

Depuis la page d'accueil d'Enseigner les sciences, on trouvera également :

  • Des hyperliens externes sur la pédagogie (dont la pédagogie des sciences)
  • Des vidéos (science en général, expérimentations, didactique scientifique)
  • Des images
  • Des ressources didactiques pour les sciences
  • Un fil d’actualités scientifiques

Les utilisateurs extérieurs à la Suisse seront peut-être désorientés par les références au programme scolaire de suisse romande, telles que MSN 16, 6P ou CM (on spécifie sur la page d'accueil qu’il s’agit de matériel de niveau primaire). Néanmoins, la communauté étant importante, on peut imaginer qu’une discussion avec les créateurs de modules, par exemple, permettra de mieux comprendre ces acronymes scolaires particuliers à cette région.

Le site était d’abord et avant tout destiné à une clientèle ciblée : des étudiants genevois en enseignement des sciences. Pourtant, l’ouverture sur le monde a provoqué une effervescence qui nourrit cette belle initiative de TICE. Désormais, la francophonie peut aussi apporter son grain de sel à la pédagogie scientifique. Comme n’importe quel réseau social, c’est le nombre et la pertinence des contributions qui rendront cette communauté incontournable. Les instituteurs, actuels ou futurs, ont donc tout intérêt à apporter leurs idées et s’inspirer de celles des autres pour dynamiser la construction des connaissances scolaires dans les disciplines scientifiques.

Enseigner les sciences, réseau social d'échange et de formation concernant l'enseignement des sciences.

Poster un commentaire

Si vous êtes un utilisateur de Thot Cursus, vous pouvez vous connecter.

Si vous désirez être un utilisateur de Thot Cursus, vous pouvez vous inscrire.

Commentaires

1 commentaire

Icône - Visage inconnu
  • temps
  • 1 juin 2011 à 18 h 06

enseignant et formateur

J'ai peur-être un début de réponse. Un enseignant est la pour apprendre à apprendre, un formateur est la pour conditionner à des actes salutaires, l'un travail sur l'intelligence, l'autre sur le cerveau limbique. Ainsi l'enseignant n'affirme jamais, il propose et rappelle que la particularités des sciences c'est de changer tout le temps, pas d'absolue. En exemple les lois physiques actuelles démontrent que l'on ne peut diviser le poids des fichiers son par plus de 26, regardez ce lien http://www.letime.net/legere que j'ai créé Cordialement

Répondre