Par Louis-Martin Essono  | lm.essono@cursus.edu

Apprendre à utiliser un tableau blanc interactif

Créé le lundi 30 mai 2011  |  Mise à jour le mercredi 29 juin 2011

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Apprendre à utiliser un tableau blanc interactif

Les tableaux blancs interactifs font beaucoup parler d'eux ces dernières années, pour le meilleur et pour le pire.  Comme le vidéoprojecteur et même le tableau noir, c'est un outil dont l'usage demande à être pensé à l'avance par l'enseignant. 

Scénariser l'utilisation du TBI

Le site québécois "Le TBI en classe", édité par le RECIT, explique qu'Un tableau blanc, c'est plus qu'un TBI et définit ainsi le Tableau Blanc Interactif (TBI): "Un tableau blanc, c’est une page blanche numérique, affichée sur un écran d’ordinateur, sur une tablette numérique ou sur un tableau mural (tbi/tni). Il s’accompagne d’outils simples, conviviaux et efficaces permettant le dessin, l’écriture, l’importation d’images ou de vidéos ainsi que l’organisation et la sauvegarde de ces divers éléments.  Ces outils sont fournis par une application; les logiciels conçus pour accompagner les tbi/tni - les tébéiciels - en sont de bons exemples". La compréhension et la maîtrise de ces éléments se révèlent nécessaires surtout pour les utilisateurs en Afrique et même dans la plupart des autres régions où on trouve des TBI dans les classes.

C'est pourquoi par exemple, l'usage des tableaux blancs interactifs dans les salles de classe africaines mérite d'être bien expliqué car si ce n'était pas le cas, l'on pourrait penser que le tableau s'est transformé en éléphant blanc et constitue un témoignage de plus de l'inadaptation des dons internationaux aux réalités locales. 

L'une des difficultés d'utilisation des TBI concerne l'impérative nécessité d'une scénarisation pédagogique de son emploi. Comme on le lit sur le wiki de l'université Paris Descartes, "Un scénario d'apprentissage représente la description, effectuée a priori (prévue) ou a posteriori (constatée), du déroulement d'une situation d'apprentissage ou unité d'apprentissage visant l'appropriation d'un ensemble précis de connaissances, en précisant les rôles, les activités ainsi que les ressources de manipulation de connaissances, outils et services nécessaires à la mise en oeuvre des activités". On trouve de nombreux sites qui développenet les ressources  sur la scénarisation. On citera notamment  le Scénario d’apprentissage et scénario d’encadrement d'Édutech qui distingue à la fois le scénario d’apprentissage, dont le rôle revient à décrire les activités d’apprentissage qui seront proposées et de définir leur articulation dans le dispositif pédagogique, ainsi que les productions qui sont attendues de la part des apprenants et le scénario d’encadrement qui précise le rôle des enseignants (notamment en matière de tutorat) et les modalités des interventions destinées à soutenir le scénario d’apprentissage.

De nombreuses ressources en ligne

Les principes énoncés par Educnet sont évidemment valables pour toutes les séquences de cours, avec ou sans tableau blanc. sur Le TBI en classe, on trouvera une réfelxion et des conseils plus spécifiques à l'usage du TBI.  Y sont par exemple décrites Les phases d'appropriation du TBI : à chaucn des trois paliers (Je m'initie - Je m'approprie - J'intègre) correspondent des suggestions d'usages. par exemple, au premier palier, on lit J'utilise la surface pour projeter des vidéos et des resosurces Internet, ou Je télécharge et modifie des leçons existantes. Le site ne contient pas beaucoup de scénarios d'usages. Mais de nombreux sites en proposent désormais, comme ici sur le site de l'académie de Nantes, là sur le site de l'académie de Créteil (avec l'exposé très intéressant d'une démarche d'appropriation), et encore là sur le site du fabricant de TBI Promethean.  En tout état de cause, lit-on sur Le TBI en classe, la maîtrise complète du TBI  peut prendre plusieurs années d'utilisation pour parvenir à intégrer le TBI à son enseignement de tous les jours et que cet outil ait des effets bénéfiques sur l'apprentissage des élèves. Cela dépend évidemment des connaissances technologiques des enseignants, du degré d'implication et de la qualité des formations obtenues. N'oublions pas que c'est en forgeant qu'on devient forgeron et n'hésitons pas à nous lancer dans l'utilisation du TBI.

Le TBI en classe, site ressource, RECIT Québec.

Illustration : capture d'écran de la page d'accueil du site Le TBI en classe. 

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