Par Alexandre Roberge  | a.roberge@cursus.edu

Étudier au Japon, est-ce si compliqué?

Créé le dimanche 14 mai 2017  |  Mise à jour le lundi 22 mai 2017

Étudier au Japon, est-ce si compliqué?

Certains étudiants sont fascinés par l'idée d'étudier à l’étranger pour toutes sortes de bonnes raisons. Que ce soit pour suivre un cours ou un cursus spécifique reconnu mondialement, obtenir des certifications reconnues afin de s’y établir ou simplement pour se dépayser et vivre une expérience de vie différente, partir semble la chose à faire.

Parmi les multiples destinations possibles, le Japon est une des plus en vue par les Français. Or, beaucoup hésitent. On entend souvent parler de la difficulté d’adaptation d’un étudiant occidental à la culture nippone.

Car effectivement, l’archipel a longuement été coupé du monde, jusqu’en 1853 en fait. Depuis, si le pays s’est ouvert peu à peu à l’étranger, il semble quand même hermétique aux yeux de bien des Occidentaux. La question de la langue, des frais de scolarité et de la vie générale très différente se présentent comme autant de barrières. D’autant plus que tous ne s’entendent pas sur la réalité japonaise. Certains affirment qu’il est très difficile de trouver des cursus en anglais dans ce pays alors que d’autres disent qu’il y en a un bon nombre. Pas étonnant dans ce contexte que beaucoup posent des questions sur des sites spécialisés.

Plus accessible qu'on ne le croit

Toutefois, le pays n’est peut-être pas si hermétique que le disent les rumeurs. Il est vrai que les frais de scolarité sont plus élevés que dans l’Hexagone allant de 3 000 à 8 000, voire 15 000 euros annuellement selon certains articles. De quoi faire sourciller, mais cela reste tout de même plus accessible que des études aux États-Unis. Évidemment, le logement est une dépense supplémentaire, mais elle peut être moins grande lorsque les individus sont dans des maisons partagées (Sakura House) avec d’autres étudiants, des résidences étudiantes ou, dans le meilleur des scénarios, une famille japonaise accueillant l’étudiant.

Cette dernière formule est une belle façon de s’immerger afin de pratiquer la langue japonaise. Il y a aussi les programmes français comme l’aide à la mobilité internationale qui verse environ 400 euros pas mois aux étudiants à l'étranger. Et puis, rien n’empêche de prendre un petit boulot (baito) comme le font 75 % des étudiants au Japon. Ce n’est pas difficile puisque le marché du travail y est très flexible.

Les témoignages de Français sont aussi révélateurs et pleins de bons conseils. Tous disent que les Japonais sont fort accueillants et feront tout pour ne pas laisser une personne dans le pétrin. La perception d’un pays froid envers les étrangers semble donc être vétuste. En revanche, il est vrai que pour communiquer il est essentiel de maîtriser l’anglais, les francophones étant pratiquement absents du paysage nippon. Et puis, comme l’affirmera cette étudiante, connaître quelques mots de japonais avant de partir aide dans les relations avec les habitants qui, généralement, ne maîtrisent pas ou peu l’anglais.

Un site de référence pour les intéressés

Enfin, ceux qui rêvent d'étudier au Japon doivent absolument consulter le site Internet de référence disponible depuis juin 2016 : Motivist Japan. Filiale de Ryugakusite qui aide les Japonais à aller étudier à l’étranger, ce site offre des services gratuits et des tonnes d’informations mises à jour pour savoir les modalités japonaises d’études. Tout y est abordé : les caractéristiques du pays, les études (écoles, cours, conditions d’acceptation, frais de scolarité, etc.), le séjour (le logement, le budget, etc.) et l’arrivée (premiers pas, assurances, téléphones, contacts, etc.).

Tous ces articles, écrits dans un français impeccable, donnent un portrait très juste de la vie dans ce pays et surtout des démarches à faire avant et après son arrivée. Des procédures qui peuvent être facilitées par le site qui pourra, par exemple, traduire des documents à fournir aux autorités japonaises. Une étape cruciale pour montrer son niveau d’études si le but est de suivre des études supérieures (et pas seulement d’apprendre la langue).

Illustration : Dakiny Cherry Blossom in Yasukuni Shrine : 靖国神社の桜 via photopin

Références

Collet, Sophie. "Fasciné Par Le Japon ? Ce Qu'il Faut Savoir Avant De Partir Y étudier." L'Etudiant. Dernière mise à jour : 27 janvier 2017. http://www.letudiant.fr/etudes/international/fascine-par-le-japon-ce-qu-il-faut-savoir-avant-de-partir-y-etudier.html.

"Etudier Au Japon : C'est Possible !" Hellolife.fr. Dernière mise à jour : 13 juin 2016. https://www.hellolife.fr/article/etudier-au-japon-c-est-possible_a8863/1.

Motivist Japan. Consulté le 11 mai 2017. http://motivistjapan.com/fr/.

Noury, Marie-Anne. "Ma Vie D'étudiante à Tokyo : Margaux En Troisième Année De L'IESEG." L'Etudiant. Dernière mise à jour : 12 juillet 2016. http://www.letudiant.fr/etudes/international/ma-vie-d-etudiante-a-tokyo-margaux-en-troisieme-annee-de-l-ieseg.html.

Ricci, Vincent. "Et Si Partir étudier Au Japon N'était En Réalité Pas Si Compliqué ?" DozoDomo. Dernière mise à jour : 6 août 2016. https://dozodomo.com/bento/2016/08/06/partir-etudier-japon-netait-realite-complique/.

"Étudier Au Japon : Toutes Les Questions." Kanpai. Consulté le 11 mai 2017. https://www.kanpai.fr/etudier-japon/questions.

"Étudier à Tokyo : Noellie Nous Raconte Son Expérience." Jeunes à L'étranger. Dernière mise à jour : 8 novembre 2016. http://www.jeunes-a-l-etranger.com/etudier-tokyo-noellie/.

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