Par Pierre Nobis  | p.nobis@cursus.edu

TIC et pédagogie inversée

Créé le dimanche 17 juin 2012  |  Mise à jour le mercredi 12 septembre 2012

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TIC et pédagogie inversée

Le concept de pédagogie inversée est de plus en plus populaire actuellement même si cette approche est loin d'être novatrice, comme on le constate dans ce billet d'eSchoolNews consacré au flipped learning. Un certain nombre de contributions en ligne s'en font néanmoins l'écho depuis le début de l'année 2012.

Qu'est-ce que la pédagogie inversée ? Pour reprendre la définition de ZoneTIC, la pédagogie inversée est "une stratégie d’enseignement où la partie magistrale du cours est donnée à faire en devoir, à la maison, alors que les traditionnels devoirs, donc les travaux, problèmes et autres activités, sont réalisés en classe".

Cette approche aux contours encore flous repose à l'évidence sur l'usage des outils numériques et vise à éviter la dérive d'un enseignement trop frontal et magistral.

Blog, carte mentale et pédagogie inversée

Le blog pédagogique de Paul-André Bouchard, professeur en techniques du milieu naturel au cégep de St-Félicien (Québec), s'inscrit dans cette perspective en expérimentant depuis quelques temps l'usage des cartes mentales. Selon ses mots rapportés par Actu@liTIC, " les étudiants sont très motivés par cette approche, notamment parce qu’ils sont beaucoup plus actifs dans leurs apprentissages. Il n’y a plus de cours magistral comme tel et la vérification de l’acquisition des connaissances théoriques s’effectuent  dans l’action, lors du travail en classe". Le schéma heuristique fournit donc ici les pré-requis théoriques nécessaires en amont du cours en présentiel proprement dit.

Vous trouverez ci-dessous un exemple de carte mis à disposition par l'auteur via la plateforme de partage XMindShare :

Innovation et pédagogie inversée

D'autres enseignants s'inscrivent aussi résolument dans cette démarche. Pascal Bihouée, professeur de physique-chimie au collège Sainte-Marie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor, France) met en effet à disposition des élèves un bureau virtuel dénommé "Biweb" (Bureau innovant sur web). L’interface propose tous "les différents outils indispensables à tout collégien "moderne" (éditeur de texte, diffusion de média mp3 et mp4, consultation de leurs publications numériques, accès au réseau social collaboratif du collège, bibliothèque de questionnaires formatifs, visualisation du tableau de bord personnel des compétences, compte twitter pédagogique)". Une version plus ancienne du bureau est accessible à cette adresse.

Annick Arsenault Carter, "simple enseignante" comme elle se définit elle-même, témoigne également en ligne de son engagement en faveur de la pédagogie inversée, ne se posant plus la question du "pourquoi" mais plutôt du "comment" (gestion de la fracture numérique, choix des ressources interactives, sélection des vidéos incitant à un questionnement de haut niveau...).

Ces quelques réflexions placent clairement la question de l'autonomie et de la différenciation pédagogique au centre des apprentissages en classe et hors classe à l'ère du numérique. La question du choix des ressources mises à disposition des élèves s'avère donc cruciale dans ce cadre. Elle implique un investissement conséquent de la part de l'enseignant et un retour actif de l'élève, sans oublier les contraintes juridiques qui peuvent s'exercer ici et là selon les contenus proposés.

Pour aller plus loin

Apprentissage inversé, mode d'emploi : Thot Cursus

A la découverte de la pédagogie inversée : VTE

La pédagogie inversée : ZoneTIC

Pédagogie inversée, mon pourquoi et mon comment : animation Prezi d'Annick Arsenault Carter

Pédagogie inversée/Flipped Class : vidéos de Zone CPTIC sur You Tube

Classe inversée : CinémaTICE

Flipped learning: A response to five common criticisms : eSchoolNews

Warning: Flipping Your Classroom May Lead to Increased Student Understanding: Teaching Science and Maths

Source illustration : Illustrations.fr

 

 

 

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