Transition 


Dans un monde en transformation rapide, notre capacité d’adaptation devient une «compétence transversale» nécessaire.  Soit on s’adapte plus ou moins facilement aux changements, soit on s’en exclut.  Devant le menu des possibilités chacun doit trouver celles qui lui conviendront le mieux.

En éducation, le poids des traditions devient presque tangible quand vient le temps de changer les pratiques pédagogiques. Mais heureusement cette inertie disparait pratiquement quand on permet aux gens de prendre le contrôle du changement et que l‘on augmente leurs connaissances et leurs compétences. On influe sur son environnement autant que notre environnement nous influence; on évolue avec et on participe à cette évolution.

Pour les étudiants, les transitions obéissent aux mêmes règles : même si on perd plusieurs repères d’un coup, certains acquis demeurent, surtout ceux que l’on transporte avec soi-même. Face au changement, la formation et la participation sont apparemment les meilleures réponses.

Je nous montre 


La fin de session est le moment de montrer ce que l'on a fait, ce que l'on sait, ce que l'on peut, ce que l'on vaut.

C'est surtout ce que les étudiants produisent qui  les enthousiasment et non pas l’éventualité des vacances. Pourquoi y mettre tant d’efforts ?  Parce que l’activité de diffusion publique en elle-même est formatrice et mobilisante; souvent des mois de préparation y sont investis.

Cette édition montre comment les traditions de fin d’année s’adaptent aux nouvelles réalités technologiques et sociales. Les professeurs proposent des défis aux étudiants; celui de fin d’année est souvent le plus important. Rideau !
 

Effets musicaux 


Nous apprécions la musique pour ses effets aussi bien affectifs que physiologiques ou intellectuels.  

De là à l’utiliser pour favoriser l’apprentissage ou la créativité, il n’y a qu’un pas facile à franchir et avec quels résultats !  Les usages de la musique en éducation ne sont apparemment limités que par notre imagination. Même son apprentissage technique peut servir de prétexte et de stimulant dans la plupart des matières enseignées, des langues aux sciences, de l’architecture à la philosophie…

La musique rejoint aussi notre coté émotionnel, intuitif. créatif; on lui reconnait des effets apaisants, stimulants ou thérapeutiques. Avec le développement des technologies, tous peuvent faire de la musique pour le plaisir sans pour autant s’astreindre à une discipline stricte pendant des années.  La musique nous transforme et nous transformons la musique.

Êtes-vous prêt à écouter ? à jouer ? à danser ? à composer ? à apprendre ?

Agriculture augmentée 


L’agriculture, secteur d’emploi d’avenir ? Les agriculteurs ne pensent plus tant «charrue» et «tracteur» que «robot», «positionnement» et «données». Nourrir plus de gens, avec des aliments de meilleure qualité en consommant moins d’énergie tout en préservant le sol et l’environnement demande l’acquisition, l’intégration et l’analyse de beaucoup de données.

Et il y a plus : les taches pénibles et répétitives sont en train d’être confiées à des robots increvables dont on peut changer les pièces au besoin.

Les compétences pour exploiter ces nouvelles possibilités s’acquièrent dans un va et vient fréquent entre les centres de développement et d’apprentissage et les champs. Programmer est une chose, programmer avec de bonnes données en vue d’un résultat positif est autre chose.  La scène agricole cultive des surprises; cette édition nous y amène prendre l’air.

Communication comprise 


Curieusement, mieux on se comprend, moins on a besoin de mots. La communication devient alors plus subtile, plus créative, plus directe.

En enseignement, la communication se situe à la base de toute l’opération : il s’agit non seulement de communiquer des données, mais aussi un intérêt, une attitude, une affinité et récolter des rétroactions. Le message doit se rendre malgré de nombreux obstacles. Réceptivité, contexte, vocabulaire et bien d’autres éléments entrent en jeu. Chacun doit être au rendez-vous pour que la communication soit finalement comprise. Les professeurs en sont conscients, mais rares sont les formations des maîtres qui s’en préoccupent.

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Nicolas Boileau-Despréaux dans «L’Art poétique».

Cette maxime indique bien le rapport entre la compréhension et la communication; elle porte son message dans sa structure même. Cette édition aborde différents aspects de la communication, de celle qui fait que l’on se comprend mieux.

Miniaturisation diffuse 

On concentre, on enrichit, on compresse, on condense toujours plus d’éléments et de signification dans de moins en moins d’espace et de temps. On ne parle pas seulement de transistors ni de pixels par centimètre carré ou de megabits par seconde, mais aussi de passagers à l’heure, d’habitants au km2, de protéines par ml, de scènes vidéo par minute, etc.

Quand on pense avoir atteint la limite utile, on passe au seuil suivant, pour finalement se buter à ce qui établit la limite de la viabilité : à quelle fin cela servira ? Qui en voudra ?

En éducation, on peut concentrer tout le parcours scolaire et bien plus sur une seule tablette. Déjà l’enseignement se préoccupe moins de transmission que de ce que l’on peut faire avec tout ce savoir; grâce à des simulations et des activités concentrées, on parvient à garder vif l’intérêt des étudiants à se l’approprier et à le développer.

Cette édition pénètre le monde miniature dans lequel l’imagination se déploie.

Illustration : Brett Hondow

Amis virtuels 


Participer à un univers virtuel avec des amis du bout du monde fait partie du menu des activités numériques. On peut y vivre avec eux des émotions aussi réelles que dans un rêve, parfois plus.

Les liens virtuels supportent des phénomènes sociaux bien réels. L’éducation n’est pas en reste; équipes distantes, classes virtuelles, simulations, expérimentations simultanées, massives, étendues, nous amènent des contacts en quantité et qualité.  Notre participation est sollicitée de partout et notre personnalité s’étale à tout vent.

Pour peu que l’on ait quelques amis sur les réseaux, le flux de leur quotidien nous devient familier. Espaces de liberté, de création, d’expression, les mondes virtuels s’ouvrent à nous et nous commençons à y prendre racine.  Les rapports sociaux se transforment sous notre propre action dans les mondes virtuels.

Science des parasites 


Dans un monde parfait, chacun est dévoué, vise le bien commun et collabore aux objectifs de son groupe. Mais voilà, s’il n’a pas voix au chapitre, rien ne lui prouve que les objectifs du groupe le concernent ou lui sont favorables. Combien d’élèves maudissent l’école ?  Combien de travailleurs maudissent l’entreprise qui les emploie ? Le monde n’est pas parfait, loin de là.

Parfois la source du parasitisme n’est pas où l’on croît. L’organisme lui-même n’est pas exempt de responsabilités : d’abord celle de communiquer, de développer et de partager ses objectifs, puis celle de demeurer vigilant et enfin celle d’obtenir des résultats de réelle valeur pour ses membres.

Cette édition nous amène dans le monde des parasites et aussi des moyens de les identifier et de s’en défendre. Quand un parasite s'installe, c'est qu'il y a quelque chose à améliorer.

Illustration : vince42 via foter.com / CC BY-ND

Précurseurs 

 
Parmi les caractéristiques des précurseurs, l’entêtement figure en bonne place. Pas un n’a été épargné par l’opposition active, l’inertie passive, la marginalisation, le scepticisme. 

Le plaisir d’apprendre a surtout été considéré comme suspect, pour ne pas dire immoral. Il formerait des êtres indolents, jouisseurs et paresseux.  C’est oublier qu’apprendre n’est pas un processus passif et qu’il exige mobilisation et implication, à des années-lumières de l’apprentissage imposé, déconnecté et forcément peu plaisant. La plupart des idées concernant l’école répondent à celles aux fondements de la société elle-même; le plaisir n'a pas souvent été considéré comme une valeur «productive» et pourtant il n'est pas incompatible !

Parfois les idées prennent des générations avant de s’imposer. Plusieurs sont en bonne voie d’y parvenir. Des gens nous invitent à remettre en question nos idées, même les meilleures.  Notre environnement change, nous le transformons.  Nous avons aussi le pouvoir de transformer nos idées.

Vidéophagie 


Plus des 2/3 du traffic internet est composé de vidéos. YouTube est maintenant le second moteur de recherche le plus utilisé.

On commence tout juste à mesurer l’importance actuelle et future de la vidéo. En éducation, chez les jeunes, la vidéo est un outil de sensibilisation et d‘apprentissage de première classe.  Dans les entreprises, le «support-à-la-performance» est superbement servi par la vidéo mobile. Presque tous les domaines sont enrichis par la vidéo.

La machine «vidéo» s’auto-alimente et son mouvement s’amplifie à mesure que les outils de production et de diffusion se répandent. Nous avons maintenant presque tous dans notre poche à la fois une caméra vidéo et un écran pour les regarder. On a pas fini de dévorer de la vidéo. Le monde est vaste et les points de vues intéressants ne manquent pas. 

Bonnes découvertes

Illustration : Camil Tulcan - Study Human Movement - Flickr