Déposé en mars 2004, ce rapport pour l’affirmation d’une stratégie nationale cohérente propose plusieurs actions concrètes et législatives pour favoriser l’utilisation et l’intégration de la pratique du vélo en France.

Les nombreuses vertus de la bicyclette font face à la promotion de «l’automobile pour tous» et aux gérémiades de nos corps paresseux. La voiture individuelle, fut-elle électrique, pèse de tout son poids économique; la voie de la bicyclette semble faite de compromis : entre la route et le trottoir.

Comme pour le succès des campus virtuels, le succès ou l’échec des initiatives vélo semble étroitement relié avec la présence ou l’absence d’une stratégie d’ensemble... ce que démontre clairement le rapport.

Contenu

  • Le vélo au service de la ville
  • Le vélo au service de la qualité de vie
  • Un mode individuel aux vertus individuelles et collectives
  • Le vélo facteur de cohésion sociale
    «L’enjeu consiste aujourd’hui à favoriser les déplacements de proximité dans ces quartiers, à pied et à vélo, pour maintenir les activités locales de commerce et de services publics.»
  • Le vélo facteur de cohésion territoriale
    «... à l’examen de cet état des lieux, il apparaît que de nombreux outils sont en place, que leur pertinence n’est pas en cause, bien au contraire, mais que le cadre général ne favorise pas leur mise en cohérence ni leur optimisation.

    Ce ne sont pas les moyens qui font défaut, mais la lisibilité indispensable qui permet de repérer et de mobiliser l’ensemble des moyens. La comparaison avec les pays européens, qui connaissent une forte pratique de la bicyclette, met en évidence que la détermination d’objectifs nationaux chiffrés faisant l’objet d’un suivi strict (aux niveaux local et régional) et d’évaluations régulières, a été déterminante. »

  • Pour une stratégie nationale en faveur du développement du vélo
  • Des mesures concrètes pour réunir les conditions d’une véritable impulsion et d’une relance de la politique vélo en France
  • Quinze mesures simples et prioritaires :
    • Aménagement urbain, sécurité routière, accessibilité
    • Développement local
    • Incitations économiques
  • Conclusion
    «Les effets positifs de la pratique de la bicyclette en termes de santé publique, d’accessibilité des infrastructures, de qualité de vie et de développement durable de nos territoires sont évidents. Ils doivent être mobilisés au service des politiques publiques de notre pays et des grands chantiers prioritaires définis par le Président de la République.

    Notre pays n’est pas en tête du peloton des pays européens en matière d’usage de la bicyclette et de réalisations qui l’encouragent. Mais il n’est pas non plus parmi les derniers.

    Des actions ont été engagées par les pouvoirs publics. Des politiques ambitieuses sont conduites par les collectivités territoriales. L’opinion est favorable à ce développement de la bicyclette.

    Notre travail d’observation de ces acquis et d’analyse des politiques européennes dans ce domaine nous montre que, si beaucoup d’acteurs interviennent aujourd’hui et sont en capacité de faire avancer ici ou là des initiatives favorables au développement de la bicyclette, personne n’est véritablement en responsabilité de rassembler ces actions pour les mettre au service d’un objectif clairement défini.

    Nous proposons donc de fixer un objectif clair - augmenter la part des déplacements quotidiens à vélo en ville - et de mobiliser les moyens et les énergies - grâce à la coordination que pourra assurer une structure de mission interministérielle - pour transformer cet objectif en politique concrète d’encouragement de la bicyclette dans « tous ses états », pour la balade, le tourisme le sport, la vie quotidienne et... la qualité de vie qui va avec !»

Bravo donc.

Pour télécharger le rapport : Propositions pour encourager le développement de la bicyclette en France, format .pdf (2004)

Niveau : Populaire

Sujets :
Politique - Affaires publiques Marche - Vélo - Transports en commun Développement durable