Poverty is not a game : pour les jeunes qui rêvent d'indépendance

Ah! Se libérer du joug de ses parents et emménager dans un appartement! Plusieurs adolescents en rêvent et certains passeront de l’idée aux actes en quittant la maison, parfois sans avoir fini leurs études secondaires. Cependant, ces jeunes hommes ou femmes oublient plusieurs aspects du coût de la vie et se retrouvent bien souvent dans des situations difficiles.

C’est un peu ce que démontre le jeu sérieux belge PING (Poverty is not a game). Développée par les gouvernements flamands et wallons en partenariat, entre autres, avec European Schoolnet, cette simulation de vie s’adresse aux adolescents pour leur montrer les différents visages de la pauvreté. On prend le contrôle de Jim ou Sophia. Lui a quitté son domicile familial pour être libre, elle doit apprendre à vivre indépendamment puisque sa grand-mère qui s’occupait d’elle doit entrer dans une maison de retraite.

À partir de ces situations, il faudra se promener dans une ville pour se trouver un logement, un emploi, etc. La gestion du petit pécule disponible deviendra primordiale, tout comme le bien-être de notre avatar. À la manière d’un livre « dont vous êtes le héros », chaque geste aura une influence capitale pour l'aboutissement de l'histoire. Il est possible d’avoir une fin heureuse, mais le tout peut facilement s’avérer désastreux.

Mais peu importe le chemin parcouru (bon ou mauvais), on se rend vite compte de la précarité de la vie sans formation ou expériences de travail. Pas évident de se trouver un logement dans ces conditions et il suffit d’une grippe pour que l’on perde le petit boulot qu’on avait réussi à dénicher. Le jeu réussit donc à nous montrer les différents visages de la pauvreté  et que l’on peut facilement se retrouver sans le sou.

Les dialogues réalistes renforcent la crédibilité du jeu. Par contre, il y a parfois des erreurs dans la traduction française du jeu (celui-ci est aussi offert en néerlandais et en anglais). Rien de grave pour la compréhension, mais décevant pour un jeu s’adressant à des adolescents. De plus, si la réalisation est correcte dans l’ensemble avec une 3D particulièrement réussie pour les extérieurs, ça se gâte en intérieur où il est impossible de déplacer la caméra, celle-ci étant souvent mal située dans les bâtiments. Qui plus est, on a bien hâte que soit mis en ligne le matériel pédagogique promis aux enseignants.

PING est une belle expérience de jeu et risque de susciter pas mal de discussions sur la pauvreté chez les jeunes qui rêvent de prendre leur indépendance.

Niveau : Secondaire

Sujets :
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