Faut-il s’inquiéter de l’écran interactif en classe ?

Ne soyez pas à cran avec les écrans interactifs

 

 

Les écrans ont parfois mauvaise presse et certains voudraient les interdire à l’école. Notre société voit continuellement augmenter le nombre des écrans et il peut sembler curieux de vouloir isoler l’école de cette tendance lourde de la société. Interrogeons-nous cependant sur comment mieux utiliser les écrans et notamment les écrans tactiles interactifs, ceux qui apportent la plus grande valeur ajoutée en apprentissage quand ils sont bien utilisés.

 

Twinkle, twinkle little screen…

Lorsque les moniteurs étaient cathodiques, les fréquences de rafraîchissement étaient souvent réglées sur des valeurs trop faibles, de l’ordre de 50 Hz, voire moins. Cela provoquait un scintillement très gênant. Si on n’y était pas trop sensible, on ne le détectait que du coin du regard, mais pour beaucoup de personnes, cela posait des problèmes de fatigue oculaire ou des maux de crâne et parfois des problèmes plus graves notamment avec les épileptiques.

Cependant, on laissait les enfants dans ces conditions, principalement par méconnaissance de comment régler convenablement un écran. C’est un peu la même question que pour les éclairages fluorescents, les normes de protection visuelles, obligatoires en entreprises ne sont pas appliquées dans les écoles[1].

 

On se bouge

Passer du temps sur un écran peut fatiguer les yeux pour deux raisons. La première est de regarder trop fixement à un endroit précis, ce qui provoque une sècheresse de l’œil. C’est pour cela qu’un écran interactif n’a pas de contre-indication sur ce point, puisqu’il aide à construire des leçons avec des supports différents ; les élèves restent en conséquence actifs devant lui, ils passent d’un endroit à l’autre et varient l’affichage. La seconde raison est que l’on ne tient pas compte de la différence de luminosité entre l’écran et son environnement. Ce qui est une obligation dans le monde du travail d’optimiser le contraste entre le plan de travail et l’environnement n’est pas pris en compte dans les écoles.

Avec un vidéoprojecteur, trop souvent, la projection se fait dans le noir, ce qui met soit les élèves en situation passive de regarder un écran, soit leur rend les tâches d’écriture, de recherche sur d’autres supports et la collaboration en général, difficiles, voire pénibles.

Un écran numérique interactif, cela s’utilise en pleine lumière, car les élèves doivent pouvoir accomplir leurs tâches avec un confort visuel optimum. Auparavant, lorsque les projecteurs étaient peu puissants, il fallait assombrir un peu la partie où l’image était projetée, mais désormais, avec les écrans interactifs, l’utilisation en éclairage normal est possible et vivement recommandée.

 

écran interactif BenQ série PR

Par ailleurs, les constructeurs de ces technologies d’affichage interactifs sont conscients de ces contraintes et développent en permanence leurs matériels afin de mieux les adapter aux besoins des utilisateurs. A titre d’exemple, la série PR des écrans interactifs de la marque BenQ intègrent une surface antireflet renforcée avec une technologie anti-scintillement. Plus de crainte de s’exposer longtemps à l’écran interactif tactile.

 

Ne laissez pas l’écran crever

Je préconise qu’avant de rejeter l’utilisation d’un écran pour ces raisons-là, il faille d’abord s’interroger sur comment on l’utilise et essayer de diminuer les usages qui sont peu intéressants ou nocifs.

Utiliser un écran, c’est pour faire mieux, avec un plus grand profit pour les élèves. Sinon, pourquoi changer de technologie si l’on n’apporte pas de valeur ajoutée ?

L’enseignant devrait toujours optimiser et exploiter de façon la plus riche possible les outils à sa disposition, que ce soit l’écran interactif, les cahiers et les autres ressources à la disposition de sa classe. Ainsi, l’écran interactif trouvera sa place à des moments forts de la vie de la classe, notamment pour les phases de construction des savoirs et les apprentissages collaboratifs et cela sans le moindre risque pour les yeux des enfants.

 


 

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[1] La norme EN 12464-1 définit des niveaux d’éclairement, mais contrairement au monde du travail, personne ne vient vérifier si la norme est respectée et surtout, la gestion lumineuse par l’enseignant est laissée à sa discrétion. J’ai rencontré une classe où les volets n’étaient jamais ouverts, car l’enseignante ne voulait pas que les élèves puissent voir dehors.

 

 

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Éducation spécialisée Enseignement - Didactique - Pédagogie Internet - Médias interactifs Matériel informatique Ressources pédagogiques pour le primaire et le secondaire Utilisation des TICE au primaire et au secondaire

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