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Séisme pour les scientifiques en Italie

Soutien de Yves Gintras aux scientifiques italiens condamnés pour n’avoir pas prévu l’ampleur du séisme de la ville de l’Aquila en 2009.

le 18 novembre 2012

UQAM - Université du Québec à Montréal

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Un article publié dans le journale de l’UQAM, écrit par Claude Gauvreau, revient sur la polémique qui secoue la communauté scientifique depuis le 22 octobre dernier, date de la condamnation de scientifiques italiens pour n’avoir pas prévu l’ampleur d’un séisme meurtrier en 2009. Yves Gintras, professeur au Département d’histoire et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, se fait la voix de la défense en dénonçant ce jugement.

Le 22 octobre dernier, la justice italienne a condamné à six ans de prison sept scientifiques italiens pour «homicide par imprudence», parce qu’ils n’avaient pas prévu l’ampleur du séisme qui a ravagé  en 2009 la ville de L’Aquila, dans la région des Abruzzes, causant la mort de plus de 300 personnes. Ces savants, membres de la Com­mission italienne Grands risques, sont aussi obligés de verser 9,1 millions d’euros en dommages et intérêts aux parties civiles plai­gnantes.
Les membres de la Commission s’étaient réunis à L’Aquila six jours avant le tremblement de terre, à la suite d’une série de secousses sismiques qui avaient frappé le secteur pendant les mois précé­dents. Selon eux, il n’était pas possible de prédire un séisme plus puissant. La
communauté scientifique in­ternationale, estimant qu’il est im­possible, même pour les experts
les plus aguerris, de prévoir les tremblements de terre, a dénoncé de façon unanime la décision du tribunal. «Ce verdict absurde cons­titue un dangereux précédent. Il s’inscrit dans le courant de la judi­ciarisation des enjeux sociaux, lequel permet de poursuivre des gens en justice pour à peu près n’importe quelle raison. Même la science n’y échappe pas», souligne Yves Gingras, professeur au Département d’histoire et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences.

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