Articles

Lucie Audet : le web 2.0 change la FAD

Par Tété Enyon Guemadji-Gbedemah , le 20 septembre 2010

Lucie Audet n'est plus à présenter dans le milieu de la FAD, du moins aux fidèles lecteurs de Thot Cursus. Auteure de plusieurs documents éducatifs et de recherche (consultables en ligne) pour le compte du Réseau d'enseignement francophone à distance du Canada (REFAD), ses publications ont souvent été relayées dans nos articles.

Récemment, elle a publié un article sur le blog de [email protected], la communauté de pratiques des tuteurs à distance, dans lequel elle analyse les changements induits sur la formation à distance et ses acteurs par la présence des outils du web 2.0. Un très bel article dont la lecture intégrale est vivement recommandée. Toutefois, nous en présentons ici les grandes lignes.

Le web 2.0 comme adjuvant de la formation

Sous l'angle du savoir, il est avéré que le web 2.0 a permis un développement des compétences par et pour les médias sociaux. Les outils du web 2.0, en ce qu'ils se prêtent aux rencontres et aux échanges entre des utilisateurs partageant les mêmes centres d'intérêt, offrent à ceux-ci la possibilité de construire collectivement des connaissances. Mieux, leur facilité d'usage les rendent accessibles même à ceux qui ne disposent pas de grandes compétences techniques tout en encourageant au final le développement des compétences pour l'usage, en situation.

Deuxième point positif qui tient à la volonté des acteurs de la formation à distance, les médias sociaux permettent mieux que tous les autres outils traditionnels de diversifier les échanges entre les apprenants et le personnel d'encadrement. Leur convocation dans les scénarios pédagogiques impulse une nouvelle dynamique à l'activité d'apprentissage et ils se révèlent particulièrement intéressants pour maintenir la motivation et entretenir la persévérance. Et pour faire contrepoids à l'abandon, la bête noire en FAD.

Logiquement, ces changements qui affectent le processus même de la transmission des connaissances ne peuvent pas ne pas influencer les rôles assignés traditionnellement aux acteurs de la FAD. Lucie Audet entrevoit, pour sa part, une migration du pouvoir et de l'initiative des formateurs et des technologues vers les étudiants et leurs communautés. Rien n'est moins sûr, puisque les tâches d'encadrement sont appelés à s'accroître du fait de la multiplication des plate-formes d'apprentissage et, partant, de beaucoup de sollicitations.

En conclusion, le web 2.0 doit pouvoir trouver sa place dans la formation à distance en ce qu'il sert dorénavant d'adjuvant aux contenus pour donner écho à l'hypothèse d'Audet : « La « valeur ajoutée » d’une formation ne tient plus essentiellement à la richesse des contenus créés pour elle (...). Elle est plutôt liée à l’intérêt du scénario pédagogique proposé et à la qualité de l’accompagnement nécessaire pour découvrir, interpréter, organiser et intégrer ces « données à l’échelle épique », selon l’expression de Anderson (2007) ».

L'intérêt dudit article est de présenter des pistes concrètes d'intégration pédagogique du web 2.0 qui pourront être explorées par chacun.

Le Web 2.0 : des usages pour les tuteurs ? Par Lucie Audet


Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné