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Cameroun : la science et les technologies améliorent la production du manioc

Par Louis-Martin Essono , le 26 octobre 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Il est un poncif que l’accès à l’électricité est un privilège dans les pays du Sud. Même l’eau est difficile à obtenir. Vivre en-dessous du seuil de la pauvreté est la norme quotidienne. Le téléphone est une réalité inconnue dans la plupart des contrées. Et l’éducation des masses s’impose chaque jour pour les populations rurales qui continuent de vivre de chasse, de cueillette et de pêche.

Au Cameroun, on ne compte plus d’Organisations non gouvernementales qui prétendent se mettre au service des populations pauvres. Des aides obtenues de l’étranger prennent un chemin qui mène droit à la poche des responsables. Au détriment des pauvres toujours appauvris. Quelques unes s’occupent maintenant du développement de la qualité de la vie pour les aider à survivre par les moyens de vie de tous les jours à l’exemple de l’agriculture.

Comme plusieurs associations internationales, la Ligue camerounaise pour la femme et l’enfant vient de commander, avec l’aide du Pnud à Yaoundé, un cédérom en vue d’améliorer les méthodes de culture de cette denrée. Le choix du cédérom, produit lors de la journée de la femme rurale s’est imposé par les difficultés qu’éprouvent les populations cibles à se connecter à Internet. Le cédérom mis à la disposition des femmes rurales s’avère d’une utilisation facile puisqu’il suffit de disposer, dans le centre communautaire, d’un ordinateur contenant un lecteur de CD.

Le manioc représente pour les populations de la forêt le principal aliment. Il se mange chaque jour comme certains mangent du pain. Le cédérom donne l’historique et l’évolution du manioc et les régions du monde où se cultive ce produit ; il expose les modes rationnels de culture à partir des études scientifiques visant à en améliorer et la quantité et la qualité.

Selon l’enquête conduite par la Ligue, le CD est épuisé et les modes de culture proposés ont été appliqués. La diversification des moyens de conservation qui a été exposé dans cet outil, précise-t-on, a fait découvrir que le manioc donne à la fois de la farine, de la bouillie, de la pâte fermentée qui peut se frire pour obtenir des beignets ou se bouillir pour produire un long et succulent saucisson qui se conserve pendant longtemps.

Le manioc se mange comme légume qui accompagne la soupe ou la purée de différentes feuilles dont celles de la bouture du manioc lui même. Il se consomme avec ou sans sel. À Madagascar, le manioc est consommé avec ses feuilles cuite avec de la viande de porc.

Les femmes camerounaises, réunies en plusieurs associations, apprécient à leur juste valeur ce produit technologique qui est fini sur le marché et qui leur a montré qu’elles vivaient à côté de nombreuses richesses insuffisamment exploitées. Le produit a été confectionné par [email protected], une maison locale oeuvrant pour plusieurs maisons internationales.

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