Articles

Cameroun : la formation à distance par l’Université Virtuelle Africaine

Par Louis-Martin Essono , le 05 juin 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les ressources et les infrastructures camerounaises en matière d’enseignement supérieur ont élaboré, depuis une dizaine d’années, des stratégies de formation à distance allégeant les enseignements classiques. Plusieurs bailleurs de fonds aident à cette restructuration académique qui pourra résoudre de nombreux problèmes d’accueil. Récemment, une visite de la Banque Mondiale au site de construction du nouveau centre d’interconnexion des universités a apprécié les travaux.

Mais, le Cameroun, à l’instar des autres pays, s’est lancé dans le développement des études informatiques. La Faculté des Sciences de l’ Université de Yaoundé 1 est obligée de réorienter plusieurs candidats sollicitant leur inscription au Département d’Informatique. L’ Université de Douala compte ouvrir en septembre prochain, une formation en sciences informatiques dans des conditions totalement nouvelles.

En effet, l’ Université de Laval au Canada se propose d’entreprendre un programme d’études en sciences informatiques en association avec la très connue UVA , l’Université virtuelle africaine.

Selon les promoteurs, ce programme, qui accueille d’abord trente apprenants, utilise les dernières technologies en EAD pour garantir le même niveau d’études que pour les cours dispensés à l’université Laval. Le diplôme obtenu est l’équivalent d’une Licence canadienne de l’université Laval (Bac+4). Les cours et les TD dispensés sont synchrones même si le tutorat est local.

Des difficultés sont énormes. Si les coûts annuels sont de l’ordre de 630 000 frs CFA, soit 900$, les infrastructures demeurent précaires malgré l’assurance des promoteurs, en matière d’énergie et de télécommuncation.

A terme, comme dans tous les pays africains où fonctionne l’UVA, l’autofinancement devra être promue pour éviter une éternelle dépendance par rapport aux bailleurs. La principale lacune de l’Afrique se focalise là. Et l’université tend, en Europe, à la gratuité. Il faut pourtant louer le transfert rapide des connaissances qui limite les études des Camerounais à l’Etranger où, dans ce cas, ils auraient dû débourser 10.000$. Probablement, seule une très petite portion d’apprenants sollicitera ce programme, le Camerounais normal trouvant excessivement chère son université pour les 73$ annuellement exigés. Toutes les informations sont disponibles sur l’ Uva.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné