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Langues africaines, langues sans toile*

Par Louis-Martin Essono , le 31 octobre 2004 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Il y a trois ans, en juillet 2001, se posaient crûment le problème de la préservation et celui du développement des langues africaines par le biais du net. Un article de Thot y faisait largement écho, sans cependant de solution définitive.

L’on résumait ainsi la problématique, du reste toujours actuelle. L’importance des langues africaines dans la Toile est à imposer, la technologie étant à notre portée. Les Ntic nous (les Africains) infiltrant dans l’une des plus fabuleuses découvertes de l’histoire, nous devons y participer par notre apport culturel, en nos langues, quelques nombreuses soient-elles. Leur unité permettra leur exploitation commerciale. À compter le nombre de langues transfrontalières, aucun marché ne peut nous échapper. Seule la volonté du succès manque pour y parvenir.

Aujourd’hui, plus que jamais, cette alerte devient de plus en plus intense, à l’heure où les petits d’Afrique abandonnent leur langue pour s’occuper très maladroitement du français. Des régions entières ont oublié leur Langue1 pour utiliser sans compétence aucune, le français, ou l’anglais, le portugais ou l’espagnol.

La culture, par quoi se maintient la langue, s’occidentalise et ne survit que par la danse qui se modernise, ou par l’art qui se standardise. Entretemps, et très paradoxalement, les équipes occidentales déscendent en Afrique pour reconquérir un nouveau champ scientifique : redécouvrir les langues africaines, les normaliser, les standardiser, ou tout simplement les décrire, pour les réenseigner aux Africains.

C’est vrai, des travaux africains existent, comme par exemple la recherche sur Les langues africaines sur la toile avec une panoplie de sites conscrés à ces langues de par le monde.

On se réjouira que la francophonie, à travers le Rifal veille à la préservation des langues partenaires. Le Réseau International Francophone d’aménagement linguistique a été créé en 2000 par le regroupement institutionnel du Rint (Réseau international de néologie et de terminologie) et du Riofil (Réseau international des observatoires francophones de l’inforoute et du traitement informatique des langues), afin d’oeuvrer à la réalisation des politiques d’aménagement linguistique de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et des pays membres. Mais les pays eux-mêmes doivent trouver une politique cohérente de leurs langues. Ce qui n’est pas simple.

L’Afrique elle-même se préoccupe en effet de préserver ses langues ainsi Thot l’avait montré lors de Bamako 2002 avec l’ Acalan , Académie des langues africaines.

On peut trouver d’autres informations sur ces sites.

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