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Cameroun : l’expérience canadienne des Tic aux jeunes Camerounais

Par Louis-Martin Essono , le 16 mai 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les principales villes du Cameroun abritent des centres de formation humanitaires connus sous l’appellation de centre Don Bosco. À Yaoundé ou à Ebolowa, on les identifie par de somptueux immeubles aux toits rutilants et aux nombreux compartiments. Les centre Don Bosco oeuvrent à la formation sociale de la jeunesse camerounaise. Ils offrent la culture religieuse et l’hébergement, et leurs produits sont demandés à cause de leur qualité.

À Yaoundé, près de la cathédrale, le très grand immeuble suscite des questions. À Mimboman, fonctionne un centre bâti sur des hectares. C’est là, dans un quartier populeux de la ville, des prêtres salésiens, dispersés dans le pays, s’adonnent à l’éducation. Aujourd’hui, et officiellement depuis le mois d’avril, le centre Professionnel Don Bosco de Mimboman a inauguré les activités de son département informatique. Les internautes curieux ont déjà virtuellement visité ce centre grâce au portail discret de l’ Ecole virtuelle School, surtout célèbre par campus de Yaoundé.

Ce travail est le fruit de la Société éducative de l’Alberta (SÉA) qui a exporté son expertise en éducation aux Camerounais. En réalité, rapporte Eve Cardinal,

c’est grâce à un partenariat entre la SEA et la Cité des jeunes Don Bosco, des pères Salésiens au Cameroun, qu’André Boudreau, président de l’École Virtuelle School (EVS) et de la Société éducative de l’Alberta, a réussi à mettre sur pied le campus de l’école de Yaoundé

l’École Virtuelle School a commencé la formation pratique au dépannage informatique.

Le Programme de Formation et de Stages en Informatique, le PFSI, est une contribution de la coopération canadienne à la lutte contre la pauvreté pour combler le fossé numérique entre pays du Nord et du Sud. Il installe et vulgarise ainsi les Tic qui constituent un instrument de transfert du savoir-faire canadien aux Camerounais. Les programmes d’enseignement sont organisés de manière à rendre autonome chaque apprenant qui, à la fin de la formation, sera en mesure de s’insérer socialement.

Bien que le coût de la formation soit ignoré, les apprenants s’initient rapidement en plusieurs domaines

  • la bureautique, la programmation et l’analyse
  • commerce électronique
  • création de sites Web
  • réseautique

Parce que de telles formations en coopération sont rares, celle-ci mérite l’aide reçue de l’Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF) et la participation des Salésiens de Don Bosco du Cameroun et de l’Agence Canadienne de développement international (Acdi)

Les activités sont à découvrir dans EVS, l’Ecole virtuelle school.

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