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Les cyber-écoles fleurissent en Pennsylvanie***

Par Denys Lamontagne , le 16 mai 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

À l’ouverture de la première cyber-école de Pennsylvanie, il y a cinq ans, son directeur n’espérait qu’une poignée d’étudiants. Dans les faits il en a eu 500. Cinq ans plus tard, sa cyber-école « Pennsylvania Cyber Charter School» en compte 3000 et emploi 200 personnes.

Et ce n’est qu’un exemple de la croissance des cyber-écoles, La Pennsylvanie en compte 11, bientôt 12, qui accueillent plus de 10 000 étudiants, en progression de 50 % sur l’an dernier.

La Pennsylvanie compte 1,8 millions d’étudiants, ce n’est qu’une proportion infime qui fréquente les cyber-écoles mais leur effet se fait sentir autrement : les écoles publiques se mettent à offrir des cours en ligne pour répondre à des besoins autrefois négligés.

En effet, il y a plusieurs raisons pour lesquelles les parents choississent les cyber-écoles. Certains ont essayé l’école à la maison mais recherchent plus de support académique; certains étudiants sont en convalescence, sont des boucs-émissaires, ne supportent pas la pression de leurs compagnon. D’autres essaient une dernière fois de compléter leurs études secondaires ou préfèrent aller à leur propre rythme. Des athlètes d’élite apprécient pouvoir étudier où qu’ils soient, des résidents en campagne en ont plus que soupé des heures d’autobus, d’autres désirent des programmes correspondant à leurs besoins particuliers... le point commun étant qu’aucun ne trouve ce qu’il recherche dans les écoles publiques traditionnelles.

Ils le trouvent ou pas dans les cyber-écoles. Certaines ont de haut taux de rotation des élèves, soit les élèves ont récupéré suffisamment pour retourner dans les écoles traditionnelles, d’autres trouvent que les cyber-études demandent trop d’autodiscipline ou abandonnent pour d’autres raisons.

Il n’en demeure pas moins que le nombre de cyber-écoles a presque triplé aux États-Unis en deux ans : 31,000 étudiants dans 86 cyber-écoles à charte. Selon le directeur de la Pennsylvania Cyber Charter School, l’avenir est au «Brick and Cyber», c’est à dire un système où les services sont échangés entre les institutions traditionnelles et en ligne chacune complétant l’autre pour les fonctions qu’elles ne peuvent pas offrir de façon économique ou adéquate.

Pour l’article complet : Cyber schools spring up in state par Eleanor Chute, Pittsburgh Post-Gazette

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