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Cameroun : former les proviseurs aux Tic pour mieux guider les apprenants sur Internet

Par Louis-Martin Essono , le 23 octobre 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Le Cameroun figure parmi les pays africains qui, après le Sénégal et le Gabon, ont introduit l’informatique comme discipline scolaire dans les lycées publics et privés, malgré l’arnaque de quelques responsables d’établissements privés. L’informatique est en effet une matière obligatoire depuis la rentrée 2001 et chaque enceinte scolaire se targue d’exhiber son parc informatique que celui-ci soit ou non constitué d’engins de première génération.

Les pouvoirs ont exigé que cette matière soit inscrite dans les programmes. Des dispositions techniques et structurelles ont d’ailleurs vu le jour avec l’arrivée du CNAAP, excroissance des Ministères camerounais en charge des problèmes d’enseignement dans les écoles et les lycées.

Aujourd’hui, une vingtaine de lycées publics sont connectés et permettent, grâce à 926 postes, à quelques 45  000 élèves d’avoir quotidiennement accès aux TIC. Le Premier Ministre a aussi créé, par décret n°087/CAB/PM du 27 juin dernier, un comité de pilotage pour l’intégration des TIC dans l’enseignement.

Actuellement, et en dehors des enseignements théoriques sur l’ordinateur et la discipline elle-même, seule une soixantaine de moniteurs ont été formés pour la guidance, suivant un rythme prédéfini, de tous les élèves devant se connecter au Réseau. Un problème majeur sous-tendait pourtant cette entreprise.

Il s’agit de la gestion administrative des centres multimédias susceptibles d’autoriser d’une part, une adaptation en profondeur du système éducatif camerounais et, d’autre part, une meilleure efficacité dans la gestion de ces centres au plan pédagogique et au plan des ressources humaines.

Pour le Ministre des Enseignements qui ouvrait les travaux cette semaine à Yaoundé, les ressources multimédias représentent un lieu de formation aux TIC. On perçoit ainsi

leur utilisation comme outils [visant] la qualité de l’enseignement aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.

Les travaux, conduits avec l’assistance technique du Centre de Formation des Apprentis Stephenson ont permis de dresser le bilan des 4 ans d’existence des centres multimédias, de re-préciser les objectifs, d’impliquer d’avantage les proviseurs dans la gestion pédagogique et pédagogique des Lycées connectés.

On signalera toutefois que l’usage de l’Internet contribue assez fortement à la diminution de la qualité de la langue française avec la vulgarisation des termes des Chats qui sont plus phonétiques qu’orthographiques.

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