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"Les plates-formes d’apprentissage en ligne" - par P.-J. Guay et C. Barrette

Par Thot , le 16 décembre 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Clic, le bulletin collégial des technologies de l’information et des communications à récemment mis en ligne, comme à son habitude, un excellent texte de Pierre-Julien Guay et Christian Barrette, "Les plates-formes d’apprentissage en ligne". Les auteurs qui dressent un bilan de l’usage des plates-formes, tant dans le secteur privé que public, lancent des pistes intéressantes de réflexion et quelques avenues de solution.

Cet article rend également compte du déploiement de plates-formes dans la formation collégiale, fait état du développement prometteur des produits sous licence générale et des objectifs poursuivis par la standardisation. Les auteurs nous font part des problèmes de définition de la granularité, expliquent le XML, tout en discutant des droits d’auteurs et bien d’autres choses encore.

Il s’agit d’un article de fonds, concis, qui en quelques pages fait le tour de la question, un article incontournable.

Si la popularité des plates-formes de télé-formation ne se dément pas, à mon humble avis, les plates-formes ont surtout le désavantage ou l’avantage c’est selon, de produire des clients captifs. C’est que l’investissement des formateurs en temps et en énergie pour produire un cours en ligne sur une plate-forme spécifique sont tellement considérables qu’il devient impensable de changer par la suite. Les propriétaires de plates-formes peuvent donc augmenter leurs frais d’adhésion comme bon leur semble d’autant plus qu’elles ne sont pas compatibles de l’une à l’autre.

Il n’y a pas que l’augmentation des coûts d’utilisation qui cause problème. Par exemple, on a attendu des années pour avoir la version en français de la plate-forme Web-CT. De nombreuses institutions d’enseignement francophones ont dû faire avec, mais cela a créé des frustrations constamment remises sur le tapis.

Les formateurs deviennent aussi captifs des changements effectués sur les plates-formes, qu’elles soient pertinentes, utiles, bien conçues ou non.

En reprenant une à une les différentes fonctions des plates-formes on se rend compte que mises à part les fonctions de gestion des étudiants, il n’y a pas grand chose qu’un formateur n’arrivera pas à faire (et ils sont nombreux à l’avoir fait) avec un logiciel auteur comme Dreamweaver par exemple ou en utilisant les outils déjà à sa disposition sur son micro. Cela demande d’être plus créatif et aventurier mais il demeure le seul maître à bord.

Je me souviens d’un colloque ou j’ai assisté à la présentation de deux employés d’une multinationale qui avaient mis quelques cours en ligne fort bien faits au demeurant.

L’auditoire, essentiellement des gens d’affaire, a été très surpris de constater qu’ils avaient été réalisés sans l’assistance d’une plate-forme. Ils avaient tout simplement utilisé le portail de l’entreprise comme support, les numéros d’employés pour l’accès au cours et quelques outils pour concevoir le cours selon les règles de l’art.

Je me demande si par le biais des plates-formes, la e-formation n’est pas en train de suivre la voie de la restauration rapide, c’est à dire la même saveur et le même décor pour le plus grand nombre. Une formule avant tout commerciale qui ne tient compte, ni des différences culturelles, ni des connaissances ou des préférences individuelles.

Clic

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