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Cameroun : inauguration du Centre d’Information de Ressources Documentaires

Par Louis-Martin Essono , le 20 avril 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Annoncé depuis peu, devant également accompagner l’interconnexion des universités d’État, le nouveau Centre d’Information et de Ressources Documentaires, le CIRD, vient pourtant d’être discrètement inauguré par le Ministre camerounais de l’Enseignement supérieur. Ce centre trône au dernier étage de la Bibliothèque centrale de l’Université de Yaoundé 1, elle-même déjà connectée au réseau Internet pour faciliter la recherche scientifique.

La vaste et paisible salle qui sert de hall de travail vous accueille de sa quarantaine de postes de grande marque. La salle reçoit simultanément les étudiants de haut niveau, maîtrise et doctorat, puis les enseignants de toutes les universités du Cameroun. Le CIRD a été mis en fonction pour réaliser les deux missions fondamentales confiées au Minesup, le ministère camerounais de l’Enseignement supérieur.

Ces missions permettent d’assurer la formation des jeunes en leur offrant un accès à la culture et à la connaissance, en leur ouvrant des possibilités d’insertion sociale, mais aussi de conduire une activité de recherche par le renouvellement et le développement des connaissances scientifiques qui doivent transiter par le CEDER, le Centre de Ressources Documentaires pour l’Enseignement Supérieur impliquant à la fois les enseignants, les chercheurs et les étudiants.

La mise en service, depuis février 2003, du CIRD vise à faciliter l’accès aux collections imprimées et électroniques présentes dans les campus du monde entier, à faciliter l’appropriation des technologies en réseau pour les besoins de l’enseignement et de la recherche et, enfin, à proposer une formation à l’accès et à l’analyse de l’information ou à la préparation des cours et d’exposés fondée sur les TIC.

L’affluence vers le CIRD atteste de la satisfaction qu’y prennent les utilisateurs. Ce centre vient compléter, au sein de l’université, le CUTI, le Centre Universitaire des Technologies avec ses 30 ordinateurs, le centre de ressources multimédia qui compte une centaine de postes exclusivement réservés aux étudiants, et le campus numérique de l’AUF et sa trentaines de postes, structures toujours bondées et de consultation rapide.

Plus de cent utilisateurs visitent gratuitement et quotidiennement le CIRD à raison de 90 minutes pour les étudiants et de deux heures pour les enseignants. Des cabines spéciales sont réservées à des enseignants en heures d’affluence.

Cette fréquence et cette fréquentation s’expliquent également car le centre dispose de bibliographies spécialisées sur cédéroms, de livres et de périodiques électroniques, d’abonnements aux services internationaux de fournitures de photocopies d’articles de périodiques, etc. La ruée vers le CIRD est donc le signe qu’un vide vient d’être comblé avec succès car, outre la gratuité des services offerts, le temps de connexion est plus long qu’ailleurs. Un des avantages concerne la localisation du Centre situé en pleine Bibliothèque centrale et l’environnement soyeux et propice au travail.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et l’Université de Yaoundé 1 tentent, depuis la période de la refondation qui est à sa phase majeure d’envol, d’apporter aux enseignants, les conditions de travail favorables. Outre le développement de l’information scientifique par les technologies numériques, le personnel d’appui a été connecté à l’Internet et les inscriptions des nouveaux étudiants ont été entièrement informatisées. Dans chacun des 5 établissements de l’université de Yaoundé 1, tous les Départements sont maintenant équipés d’un ordinateur et des accessoires nécessaires à leur fonctionnement, opération utopique il y a quelques années.

La baisse des coûts de matériel informatique et leur relative défiscalisation, la nécessité et la qualité de la recherche, le besoin de l’information précise commandent une telle modernisation des structures pour lesquelles les sacrifices réels sont consentis. La connexion directe à un satellite et la connexion de chaque établissement au réseau demeurent les étapes majeures d’une Institution qui cherche à combler le retard. L’attente sera -t-elle longue ? les fonds manquent-ils ? Qu’est-ce qui manque le plus ?

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