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Francophonie : un réseau francophone pour la formation des maîtres voit le jour

Par Louis-Martin Essono , le 15 novembre 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Une dépêche de l’ AFP , en date du 7 novembre dernier annonce très sobrement qu’un réseau international pour la promotion et l’amélioration de la formation des maîtres dans les pays francophones s’est officiellement constitué il y a 15 jours. L’opportunité de la constitution de cette assemblée a surgi lors des deux jours d’un colloque qui s’est tenu à Paris, a établi ses priorités et élu son bureau à l’initiative de l’ AUF .

On pourrait s’étonner que l’Agence Universitaire, en charge des problèmes de l’université, s’intéresse à la formation des maîtres. Les ressortissants des pays africains pourront ainsi apprendre qu’il existe en France notamment, des Institutions d’Enseignement Supérieur, dénommées

Institut universitaire pour la formation des maîtres

(IUFM) qui ont en charge la formation des instituteurs, lesquels se recrutent (désormais) parmi les titulaires d’une Licence de l’Enseignement supérieur. Il s’agit d’une sorte d’Ecole normale supérieure devant plutôt former des maîtres d’école. La France en compte 31 actuellement.

Par le système de paternariat, il est prévu une formation initiale et continue des enseignants par le biais de la formation à distance. Selon les participants à la réunion, la formation à distance se perçoit comme un mode d’enseignement particulièrement utile dans les pays ne présentant guère d’infrastructures nécessaire pour une formation de qualité en présentiel. On suppose que ces pays développent chez eux des ressources adéquates, non seulement pour la formation à distance tout court, mais pour une formation qui se réalise également en ligne.

Le réseau nouveau, qui comprend près de 50 pays dont la Roumanie, la Guinée-Conakry, le Cameroun, Haïti, le Maroc, le Liban, le Vietnam, la France, le Canada et la Belgique permettra aussi de mettre au point en commun des outils pédagogiques (manuels ou logiciels). Il doit enfin permettre des échanges et des envois d’experts.

Il est urgent de relever que ce genre de décisions, très enrichissant lors de la constitution des bureaux, ne survivent pas au temps, les membres élus ne se mettant que rarement au travail. Un autre point d’inquiétude. On a souvent observé que les mises en communs des programmes, des contenus d’enseignement ou d’outils didactique respectent une trajectoire unidirectionnelle, Nord-Sud, le premier pôle en imposant généralement au second, quand ce n’est pas le second qui embrasse et adopte tout sans gêne.

Le moment semble pourtant venu, qui montre aussi la marque réelle des Suds dans ce genre de réseau. Pour que la francophonie soit partage réel.

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