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Télémédecine et télé-enseignement médical pour les régions rurales et les pays peu développés -

Par Denys Lamontagne , le 08 novembre 1999 | Dernière mise à jour de l'article le 04 février 2009

Les pays en développement comptent de grandes régions rurales et éloignées et disposent d’un personnel relativement peu nombreux dans le domaine médical.

Jugez-en :

  • 24 p. 100 de la population totale des États-Unis et 15 p. 100 de la population de l’Australie vivent en milieu rural.
  • Les pays en développement comptent 64 p. 100 de leur population en milieu rural et les pays les moins développés, 79 p. 100.
  • En plus des différences concernant l’urbanisation, on observe des écarts importants dans les ratios travailleurs de la santé/population.
    • En Afrique sud-saharienne, on ne compte qu’un seul médecin pour 18 000 personnes,
    • par opposition à un médecin pour 6 000 personnes dans l’ensemble des pays en développement et
    • à un pour 400 personnes dans les pays industrialisés.

Ainsi, le fait de pouvoir former des ressources locales rapidement et de pouvoir les accompagner au fur et à mesure de leur apprentissage est une stratégie envisageable.

On peut trouver sur Internet les profils de quelques entreprises du domaine de la télésanté et autres informations et projets pertinents.

Cependant, la médecine ainsi enseignée, au delà de la médecine d’urgence, demeure toujours une médecine coûteuse, technologique et scientifique. Nous ne trouvons pas encore de cours à distance mettant à profit le savoir millénaire des médecines traditionnelles locales; médecines, connaissances et pratiques se perdent donc à mesure que leurs détenteurs meurent et que les plantes dont ils se servaient disparaissent.

Voilà qui pourrait certainement faire l’objet d’un cours à distance apprécié et utile localement.

Combien d’entre nous connaissent les usages de cette plante extraodinaire qu’est le plantain (plantago major)? C’est pourtant l’une des plus utilisées dans notre pharmacopée traditionnelle. Si nous avons perdu l’essentiel de nos savoirs traditionnels, il n’est pas nécessaire de laisser se répéter la même coûteuse erreur ailleurs.

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