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Préparer les fêtes de Noël en ligne, en classe et tout en couleurs

Par Thot , le 19 novembre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 25 février 2009

Les fêtes de fin d'année, en Afrique centrale, sont généralement annoncées par la nature.

Après le 15 novembre qui signe la fin de la grande saison des pluies, le soleil s'installe sans partage jusqu'à la mi-mars. La température, alors, atteint le faîte parfois  inimaginable. Sans eau pour désaltérer le sol, la poussière s'élève et enrobe la brousse environnante. Les feuilles vertes, qui bordent la route sans macadam, prennent une couleur bordeaux.

Pour les embellir, les fleurs multicolores, au milieu desquelle dominent  le rouge, le blanc et le jaune, étincellent , écarlates au milieu de la suie qui enrhume les passants les premiers jours.

Le soir, la lune domine, brillante dans un ciel d'azur pur qui éloigne le sommeil et qui regroupe, dans les hameaux, toutes les familles pour des jeux culturels où s'apprennent par coeur, chez les enfants, en ordre de naissance, et sans erreur sous peine d'élimination, les noms des oncles maternels ou encore, le nom des bêtes sauvages sans corne, les noms des animaux avec ou sans griffe, les noms des grands parents que l'on aime le plus. La fin de l'année s'installe petit à petit dès la mi novembre.

Cette atmosphère, on la revit, culturellement différente, mais avec la même ambiance, dans un très beau portail, tout coloré, tout gai, tout beau, qui présente une superbe ergonomie, à émouvoir les parents et les enseignants. Ces derniers m'ont signalé, avec raison, le site Fête-enfants, qui prépare aux festivités de la nativité.

A l'école, les enfants ont déjà commencé la 3ème séquence scolaire, qui prépare les examens trimestriels dont les résultats se donnent le jour des congés de Noël. Chacun des élèves rêve de terminer le semestre en beauté.

Et, parallèllement, les maîtres donnent avec conviction, les cours de catéchèse, car dès le 1er décembre, commence l'avent dont le calendrier est déjà disponible. Beaucoup d'écoles maternelles camerounaises confessionnelles disposent déjà d'une connexion Internet.

Les maîtres utilisent donc cet outil pour égailler leurs classes en apprennant aux mômes à compter, mais à compter sur  la face barbue de papa-noyel (sic) le nombre de jours (très longs) qui restent avant Noël. 

En phase avec les objectifs au jardin d'enfants, les maîtresses, elles, ne s'ennuient guère avec ces bambins qui retrouvent les fleurs de la nature dans les execices en ligne de coloriage.

Trente minutes avant la fin de la journée de classe, les écoles sont remplies, pendant la classe de chant qui annonce le retour à la maison, des chansons universelles de Noël qui émanent de ces poumons juvéniles qui attendent moins le divin messie que papa-noyel. La fête a commencé, à la maison et à l'école, la méchanceté est finie, le barbu père ne faisant des cadeaux qu'aux enfants sages.

Pour les plus grands, qui participent aussi à la fête, l'histoire de la tradition de Noël, en Europe, est retracée.

On leur propose également des Histoires de cette fête et bien d'autres activités qui retracent l'événement. C'est la culture de l'écrit, pendant que les exercices présentés en début de cette réflexion, en Afrique, disparaissent et s'éteignent à tout jamais, parce que personne, chez nous ne pense encore à les pérenniser, en attendant leur résurrection.

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