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Publié le 27 février 2002 Mis à jour le 12 décembre 2008

Les NTIC en Afrique : l’Europe au secours

Le fossé et la fracture numériques sont des concepts qui commencent à prendre du sens en Afrique. Les pays africains eux-mêmes, avec l’aide bilatérale ou multilatérale, ont mis au point des programmes visant à intégrer les nouvelles technologies dans les moeurs populaires. Les télécentres, les cyberthés et les cybercafés flerurissent désormais dans les villes africaines qui ont compris la nécessité d’utiliser ces nouveaux instruments qui constituent une réelle révolution.

Mais, ainsi que l’ont débattu à Bamako2000 la plupart des participants, la fracture ou le fossé qui se creuse entre le vieux continent et le continent le plus peuplé risque de laisser technologiquement l’Afrique beaucoup trop loin en arrière. Un tel retard constituerait d’ailleurs un poids lourd pour le monde moderne. La vulgarisation des Ntic s’est donc avérée d’une extrême utilité dans les domaines sociaux comme le commerce, l’éducation, l’agriculture, etc.

Par leur explosion en Afrique, estime la Commission européenne, ces technologies «offrent des possibilités considérables pour lutter contre les inégalités sociales et économiques et pour soutenir la production durable de richesses locales et contribuent ainsi à réaliser des objectifs de développement plus larges»

Tout en espérant que la «mauvaise application» des Ntic sera évitée, la Commission estime que ces technologies pourront "aggraver la marginalisation des populations pauvres, ajoutant ainsi la dimension numérique aux inégalités sociales et économiques existantes». Pour l’institution européenne, la décision de saisir ces nouvelles opportunités appartient aux pays en développement eux-mêmes et aux acteurs intéressés, notamment les populations locales. «Il est indispensable que celles-ci s’approprient les projets», a-t-elle relevé. La communauté internationale peut, pour sa part, jouer un rôle actif en aidant les pays intéressés à étudier des actions adaptées à leur situation et à leurs priorités.

L’Afrique ne figure pas seule sur la liste des bénéficiaires. L’Amérique latine, l’Asie et la Méditerranée jouiront de programmes comparables pour un montant de 63,5 millions d’euros. D’autres actions de même nature pourraient être envisagées pour les pays ACP. Selon Paul Nielson, commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire, les technologies faciliteront la réalisation des objectifs du développement. Le projet européen, révèle-t-il, «présente l’avantage de proposer des applications concrètes, de reconnaître les réalités et d’éviter une approche déterminée par le donateur». Pour sa part, le commissaire chargé de l’entreprise et société de l’information, Erkki Litkanen, a déclaré que la «Commission européenne est déterminée à aller de l’avant eu égard aux perspectives de développement économique et social qu’offrent les technologies, notamment en matière de lutte contre la pauvreté».


Mots-clés: Sens Pays Concepts Fossé Africains Fracture

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