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Burkina Faso : le numérique sur la table des décideurs

Par Louis-Martin Essono , le 11 mars 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Organisé par la présidence du Faso à la fin du mois dernier, le symposium sur les NTIC a montré que le pays des intègres commence à prendre véritablement conscience des enjeux des Ntics, gage de l’insertion des pays qui veulent peu ou prou amorcer l’actuel millénaire avec quelque assurance. Le symposium a défini les mesures à prendre pour les cinq prochaines années afin de vulgariser les NTIC dans le pays.

Prenant à coeur cet enjeu, l’Eta burkinabè recherche les stratégies visant le développement des initiatives de vulgarisation. Un plan de développement de l’infrastructure nationale d’information et de communication 2001-2005" avait déjà été adopté en octobre 2000 par le Conseil supérieur à l’informatique qui a décreté la mise en oeuvre de ce plan du reste confiée à la Délégation générale à l’informatique (DELGI).

Les autorités burkinabè sont convaincues que l’appropriation et la généralisation de l’utilisation effective des NTIC peuvent être porteuses d’opportunités pour les individus, génératrices de profit et de croissance pour les entreprises et aider à résoudre en un temps plus court les problèmes de développement qui se sont révélés jusqu’ici comme de grands défis. Il s’agit donc de faire contribuer les NTIC dans la stratégie de développement global du pays.

Au cours de la rencontre, plusieurs thèmes ont été abordés :

  • Etat des lieux des NTIC au Burkina Faso et analyse des progrès réalisés en la matière ;
  • obstacles et forces d’inerties obstruant le développement des NTIC au Burkina Faso ;
  • propositions pour une stratégie dynamique de développement des NTIC.

Le pays, qui connaît un très faible taux de scolarité, pourrait opportunément bénéficier de cette volonté gouvernementale d’introduire les Ntic dans le secteur social. Les problèmes d’alphabétisation, la réduction du coût du téléphone, la généralisation des réseaux électriques et téléphoniques et la formation des maîtres devraient constituer, avec la santé et l’éducation, les priorités qui allègeront les souffrances des populations.

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