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Les Etats Généraux et l’enseignement du français par les TIC à Libreville

Par Louis-Martin Essono , le 12 février 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

La troisième journée qui articulera les Etats Généraux de l’enseignement du français en Afrique francophone sera particulièrement chargée. Elle se penchera essentiellement sur l’école et sur la nature des enseignements qu’il faudra dispenser aux petits négros de Bouaké ou de Ngoma, de Bipindi ou de Bujumbura, d’Oyem ou Tombouctou.

La diversité des français en cours aujourd’hui présage d’un nouveau français dans les décennies à venir au point qu’il semble opportun de s’interroger maintenant sur la nature du français qui s’enseigne dans nos salles de classe. Après une table-ronde relative aux dimensions diverses de la transposition du français, quatre ateliers devront retenir les participants.

L’atelier 1 traitera de la formation des formateurs et posera des jalons sur l’amélioration de la formation initiale et contenue des enseignants. L’atelier 2 se penchera sur l’évaluation et la certification, tandis que l’atelier 3 s’attachera à examiner les questions des écoles communautaires.

Mais, on aurait l’amère impression que les technologies de l’Information et de la Communcation pour l’Enseignement ont été évitées lors de cette rencontre qui doit faire le point entre les différents professionnels du métier. On dénote cependant six communications entièrement consacrées à l’enseignement du français par les technologies numériques.

Une Canadienne, Huot Diane du Québec représentera le Grand Nord en abordant un des sujets d’actualité et d’opérativité des TIC dans l’enseignement. Mme Huot s’interroge : "le recours aux NTIC favorise-t-il l’apprentissage du français à l’école secondaire ? Evaluation d’une formule pédagogique nouvelle". Mercier Blaise représentant français dans cet atelier, animateur à Mosaique du monde, site pédagogique que Thot a présenté à plusieurs occasions, se propose de refléchir sur les "Représentations enfantines africaines sur l’appropriation et la diffusion culturelle par l’internet".

Trois enseignants africains présenteront à leur tour des problématiques proches, mais immanentes à l’enseignement rénové du français aux moyen des technologie de quatrième génération. En effet, Camara Emile, du Département de français de l’Ecole normale supérieure de Bamako au Mali offrira une analyse de l’Enseignement du français en Afrique : problème, méthodes, outils, alors que Kobena Kouakou Hilaire de Côte d’Ivoire examine l’apport des NTIC sur l’enseignement du français dans son pays.

Onguene Essono L. de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé au Cameroun fait intervenir l’enseignement du français par la formation à distance en multimédia. Il observe les NTIC et l’internet à l’école et analyse les nouvelles pratiques enseignantes, thème et mode proches de ceux d’Oyhamberry Gérard (France) sur la question de l’articulation distance-présence dans l’enseignement du FLE : l’implantation de la méthode multimédia VIFAX en Afrique. Vifax, développé à Bordeaux, s’utilise en français langue étrangère et est expérimenté dans plusieurs pays.

Il est souhaitable que cet atelier émette des propositions réalisables en Afrique car, les réflexions émises se sont bien souvent arrêtées au niveau du champ d’expériementation comme à l’ENS de Bamako et à l’ENS de Yaoundé. Le téléphone, le manque d’appareils informatiques empêchent l’éclosion de ces expériences dont l’aboutissement peut parvenir à une bonne didactique du français.

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