Articles

Tunisie : inscription en ligne à l’université*

Par Louis-Martin Essono , le 04 septembre 2004 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les résultats du Baccalauréat ont été proclamés. Les universités s’apprêtent, en ce mois d’octobre arrivant, à accueillir les cohortes de nouveaux bacheliers appelés à devenir des étudiants des Facultés et des grandes écoles. À Cotonou comme à Libreville, à Yaoundé comme à Dakar, les pré-inscriptions drainent de nombreux étudiants et les formalités occasionnent des attentes inlassables. En Tunisie, l’opération "Rentrée 2004/2005 en ligne" est lancée.

Quelques pays ont adopté depuis deux ou trois ans, une inscription en ligne. Elle est effective à l’ Université de Yaoundé 1 . En Tunisie, pour prévenir l’affluence des jours d’inscription, le ministère tunisien de l’ Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie a mis en ligne un site bilingue arabe/français : Inscription universitaire en ligne. Les étudiants peuvent y régler les frais d’inscription.

Selon le quotidien La presse qui publie la nouvelle, le Ministère tunisien exploitera simultanément "le système informatique INES mis en place dans les universités pour la gestion des affaires estudiantines et le principe des transactions électroniques développé par la Poste (carte e-dinar)". Ces systèmes s’utiliseront pour réorganiser le régime des inscriptions. Pour ce ministère. Il s’agira d’identifier les 300.000 étudiants qui sont concernés par l’inscription en ligne, suivant la spécialité, l’année et l’établissement dans lequel ils doivent s’inscrire.

L’importance de cette mesure s’impose à l’heure où, en Tunisie, l’enseignement supérieur franchit le cap du surnombre. Bien qu’il existe un engouement pour la formation à distance fortement structuré, les Tunisiens continuent de choisir le régime présentiel. C’est pourquoi, dès le mois d’août dernier, 94 établissements universitaires ont pu activer l’inscription en ligne pour enregistrer 195.605 étudiants, même si seulement 300 sur les 300.000 attendus ont eu recours à cette nouvelle procédure d’inscription.

Un dispositif précis accompagne l’étudiant de la pré-inscription à l’inscription définitive. La nouvelle formule s’avère efficace pour les autorités ministérielles pour qui «l’inscription à distance est plus fiable parce que, dès que le payment en ligne est effectué, l’étudiant est automatiquement repéré en tant qu’inscrit dans la base de données de son établissement. Il ne lui reste plus alors qu’à fournir un complément de dossier».

Les applications effectives de l’utilisation efficace et fonctionnelle des Tic demeurent en Afrique, comme partout dans le monde, des mesures incitatives à l’adoption de ces outils. Les conférences, les séminaires et les rencontres de toutes sortes qui restent souvent flous devraient aboutir à une mise en opération d’utilisations sociales telles que nous les observons maintenant. D’ailleurs, l’exemple du ministère tunisien de l’Enseignement supérieur a conduit, rappelle le journal, l’Office des oeuvres universitaires et la Société tunisienne de transport (STT) à mettre, elles aussi, leurs services en ligne : elles offrent aux étudiants qui ont déposé une demande d’hébergement la possibilité de s’informer sur leur affectation dans l’un des foyers universitaires de la capitale et de s’abonner en ligne au réseau urbain du Grand-Tunis. On attend maintenant de voir les écoles et les lycées avancer vers de tels principes.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné