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La pérennité du logiciel libre passe par une nouvelle philosophie : éduction.

Par Alexandre Roberge , le 12 novembre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 22 mai 2011

Les logiciels libres, c'est-à-dire ceux pour lesquels on a accès au code source du programme et où on peut donc le modifier à notre guise (exemple fort connu: Linux), sont de plus en plus populaires car ils permettent de s'adapter aux différents milieux où on les utilise. Forcément, dans le milieu informatique, on voit tout le potentiel de tels logiciels, de plateformes virtuelles bâties avec ces logiciels libre de droits. Néanmoins, un expert de la formation appuie sur la sonnette de la réflexion: il est facile de céder au chant de sirène du logiciel libre, mais il ne faut pas le lancer en l'air et le laisser à l'abandon.

C'est la réflexion de Hubert Barkate, président du Groupe Adhara. En effet, l'homme croit qu'il peut être tentant  de vouloir concevoir du logiciel libre pour ensuite "l'abandonner " dans le cyberespace aux utilisateurs.

Or, pour lui, ça serait une erreur. Il faut, au contraire, avoir la notion de formation. Que veut-on dire par là ? Simple. Au lieu de ne faire qu'un logiciel qui s'utilisera au gré des utilisateurs qui devront apprendre à composer avec le code par "essai-erreur", il faut proposer à la clientèle des cursus de formation, une structure d'accompagnement du client dans l'utilisation du logiciel.

Que ce soit lors des phases test ou dans sa version finale, il faut être en mesure de répondre rapidement aux questions qui pourraient surgir sur les "points sombres" du programme.

L'idée de logiciel libre implique en effet que - tout en gardant des aspects techniques recherchés par la clientèle - celui-ci soit facilement adaptable dans une situation donnée. Or, en laissant le logiciel sans balises, sans structures d'accompagnement, on risque de se retrouver avec des clients frustrés qui ne pourront mettre à profit les capacités du programme.

Une situation peu avantageuse pour quiconque: non seulement pour le client qui aura l'impression d'avoir payé trop cher pour un logiciel incompréhensible, mais également pour la compagnie conceptrice qui verra alors une vague de mauvaise publicité déferler dans les médias (les clients frustrés ne se gêneraient sûrement pas de le faire). 

Le logiciel libre est encore, malgré sa popularité grandissante, marginal dans certains milieux. Par exemple, au niveau des écoles françaises, l'utilisation de logiciels libres est très faible. Néanmoins, il viendra un temps où il ne sera plus rare de voir des logiciels libres dans les milieux de l'éducation. Or, les écoles ne s'embêteront pas de logiciels compliqués ou auxquels il manque des structures d'accompagnement. Ils choisiront la simplicité, avec raison.

C'est peut-être en ayant cela en tête que M. Barkate a voulu envoyer son message aux concepteurs de logiciels libre. En voulant dire: "Bientôt, une grosse clientèle comme les milieux de l'éducation vont débarquer à vos portes.

Si vous n'appliquez pas alors la notion de formation dans votre philosophie de conception, vous serez foutus car ils iront ailleurs." Car il ne faudrait pas oublier que la concurrence est féroce, particulièrement du côté des logiciels qui non libres qui veulent eux aussi obtenir des ventes dans les mêmes milieux...

Le texte de M.Barkate se trouve ici.

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