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Cameroun : la Banque Mondiale prône la formation à distance

Par Louis-Martin Essono , le 18 avril 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Pour mettre en œuvre la gouvernance universitaire, le Ministère camerounais de l’Enseignement Supérieur a mis sur pied le Programme d’appui au système éducatif (Pase). Ce programme comporte quatre axes principaux relatifs aux différents points suivants :

  • création par un texte des composantes du projet Pase/Minesup ;
  • identification des modes de financement pour la pérennité de ces composantes;
  • préparation d’un manuel de procédures pour leur fonctionnement ;
  • lancement de la procédure de recrutement d’un plan directeur pour le Global Distance Learning Network (Gdln)
  • réalisation du Centre interuniversitaire de ressources documentaires (Cird),
  • construction du Centre interuniversitaire des technologies de l’information (Citi).

Certains de ces axes sont déjà opérationnels ou en cours d’opérationalisation. Il s’agit notamment de la construction, bien avancée, du Centre de développement des infranstructures situé au sein de l’Université de Yaoundé 1, de l’effectivité du Cird , le Centre interuniversitaire de ressources documentaires et de la mise sur pied, très avancée de la Global Distance Learning Network.

Cette dernière opération demeure toutefois relativement floue puisque, il y a trois ans, certains spécialistes de l’enseignement à distance avaient été évités pour que soient formées de nouvelles personnes sur des bases tout aussi floues. La Chine a aidé à cette formation et les réunions tenues il y a quelques semaines à Buéa dans le Sud Ouest, raffermissent l’exigence de la Banque Mondiale, après celle de l’ Unesco il y a quelques années. Mais, le développement de cette donne a favorisé l’émergence des Tic, dont l’introduction dans l’Enseignement supérieur a entraîné la création des réseaux de formation à distance.

Si ce projet fonctionne, il devrait améliorer l’ouverture de l’université camerounaise sur l’extérieur, surtout, avec l’appui de nombreux partenaires comme la coopération française, qui a fourni près d’un milliard cinq cents millions de F cfa, l’ Unesco, et la Banque mondiale.

La création des centres spécialisés relève du président de la République, alors que celle des centres de recherche, de départements et de laboratoires, relève du Ministre de l’Enseignement Supérieur. Si la Banque mondiale montre une volonté réelle de faciliter la réalisation de ces projets en finançant notamment les études de faisabilité, les manuels de procédures, les plans d’affaires et les assistances techniques, séminaires et ateliers organisés pour la mise en œuvre du projet, elle attend en retour de la partie camerounaise, une feuille de route indiquant les actions à mener par programme ainsi que leurs coûts, les choix judicieux des responsables de ces projets, et un respect des délais d’exécution.

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