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Sommet de Tunis 2005 : une présence francophone significative

Par Louis-Martin Essono , le 20 novembre 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’ OIF, l’Organisation Internationale de la Francophonie, a activement participé à la réalisation du SMSI. Plusieurs manifestations d’ordre scientifique ont ponctué les cinq jours accordés aux problèmes de l’équilibre des pays partenaires.

Huit domaines aussi différents qu’importants ont en effet constitué l’essentiel de la Francophonie au Smsi avant et pendant le Sommet. Il a fallu d’abord recenser toutes les actions préparatoires au sommet depuis Genève 2003. Puis rassembler les actions entreprises dans le cadre des initiatives régionales et nationales au SMSI, qui comprennent outre des documents de référence, des activités comme la Consultation nationale française pour la préparation du SMSI, la préparation canadienne au Sommet, le Forum Afrique sur la société de l’information et les collectivités locales, l’apport des Caraïbes et de Haïti, le tour de France des Territoires pour la Société de l’Information.

Le deuxième aspect concerne la Société Civile au Smsi. Cette rubrique expose toutes les phases antérieures au Sommet de Tunis et consécutives à Genève. Entre autres, on peut y consulter l’Espace de consultation pour la société civile, le RIS (Imaginons un réseau internet solidaire), le Groupe de travail "Volontariat et nouvelles technologies de l’information" pour le Smsi et la plate-forme des réseaux citoyens (GlobalCN).

Le stand de la Francophonie à Tunis a attiré tous ceux qui ont le français en partage. Le programme qui y était affiché a permis de suivre des conférences et des activités intellectuelles de bonne facture. Par exemple, si le classique apprentissage du français sur www.tv5.org ne surprend plus, on y découvrira cependant des activités relatives aux activités sur la visibilité Nord-Sud et Sud-Sud et surtout sur l’illustration de la diversité culturelle. Bien plus, des contributions scientifiques issues du Congo, du Bengla desh, de l’Équateur ou du Costa Rica ont permis de voir, non pas l’unanimité des points de vue, mais la cohérence transversale qui habite les partenaires francophones à travers leurs réflexions sur La fracture numérique et l’Éducation, la gouvernance en réseaux et aussi la Société de l’information, société des savoirs partagés.

Les communications, chères à la Francophonie, ont porté le 15 novembre sur le rôle des normes dans les aspects économiques du développement durable et sur la collaboration et le développement des normes et standards dans les innovations technologiques. Des ateliers, qui rejoignaient les analyses de l’Auf visaient Technologies éducatives et pays en développement : le défi et l’urgence. Y avaient été débattues des questions sur les Tice dans les pays en développement et les pays les moins avancés.

Par ailleurs des analyses sur l’après Smsi ont été présentées notamment sur la place de l’éducation et des éducateurs et sur les perspective pour la réduction des fractures liée à l’harmonisation avec les Objectifs du Millénaire pour le développement. L’enseignement supérieur avait également sa place car ont été examinés non seulement la place, le bilan et les perspectives de l’ UVA, université virtuelle africaine qui apparait comme une réalisation à l’échelle d’un continent, mais aussi ceux de l’ université virtuelle médicale francophone et enfin le sort des logiciels libres et didacticiels en accès ouvert.

Un autre atelier sur la Culture numérique concernait le Pouvoir savoir : au-delà de l’Internet, au regard du développement du sud confronté à la propriété intellectuelle. On y a également abordé la question sur la Santé et la propriété intellectuelle, sur la Recherche, l’industrie et les brevets et enfin sur la Connaissance et création.

L’occasion a été donnée à l’OIF de montrer la parfaite maîtrise des problèmes du monde actuel en synergie avec les autres organismes comme l’Unesco ou la Banque mondiale. Des problèmes majeurs ont été posés, analysés et discutés pour voir quel équilibre atteindre parmi les habitants de la planète. Il reste à voir quelle va être la répartition des solutions. La fracture se réduira probablement à partir de là.

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