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Tunis : la Déclaration de Carthage***

Par Louis-Martin Essono , le 21 novembre 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Bien qu’elle soit vielle de deux ans, la déclaration dite de Carthage vient de prendre tout l’intérêt qu’il aurait dû susciter en 2003, quand les représentants de la communauté des ingénieurs et techniciens, s’étaient réunis à Tunis du 14 au 16 octobre 2003 par la Fédération Mondiale des Organisations d’Ingénieurs dans le cadre de la préparation du Sommet Mondial sur la Société de l’Information.

Cette déclaration comporte une valeur très grande pour la réduction du fossé numérique sur lequel s’est penché le dernier sommet de Tunis. Un dizaine de points constitue la force de cette proclamation dans laquelle les ingénieurs attestent que les TIC offrent d’importantes potentialités pour créer et distribuer de la richesse et du bien-être et contribuer aux Objectifs de Développement du Millénaire et au Plan d’Action du Sommet Mondial sur le Développement Durable.

Le deuxième point fait observer qu’il est essentiel de réduire la fracture numérique entre les "riches" et les "pauvres" dans l’accès à l’information, fracture aggravant l’exclusion et la marginalisation. Les ingénieurs expriment ensuite leur préoccupation relativement aux disparités croissantes dans l’accès aux réseaux techniques d’information qui existent non seulement entre le Nord et le Sud, mais aussi au sein même des divers pays entre générations et entre couches sociales.

Si le SMSI constitue un forum abordant ces questions et fait avancer vers des solutions viables grâce aux partenariats entre le secteur public et le secteur privé, il importe de mettre en avant l’aptitude prouvée de la recherche, du développement et de l’innovation pour trouver des solutions aux problèmes engendrés par la nouvelle société de l’information.

Les scientifiques proclament que le développement des sciences techniques ne doit pas seulement être guidé par le profit mais que la science, l’ingénierie et la technologie doivent servir prioritairement les besoins des populations. C’est pourquoi, la Société de l’Information devra être une société ouverte favorisant l’intégration des personnes, la diffusion de la connaissance et le partage équitable de l’information, une société qui promeut le développement de l’être humain comme valeur essentielle et qui respecte la diversité culturelle et linguistique.

Les ingénieurs appellent enfin les gouvernements à s’entendre pour dégager les moyens financiers nécessaires pouvant rendre possible l’émergence d’une solidarité numérique et à financer des projets pour la généralisation de l’accès aux réseaux d’information à haut débit et à moindre coût et pour le partage des connaissances dans le but de satisfaire les besoins humains de base en matière d’eau, de nourriture, d’énergie et de santé.

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