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Paris : la femme noire éclaire le salon du livre africain

Par Louis-Martin Essono , le 02 mai 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Il y avait donc beaucoup de Black aux côtes des Blancs qui convergeaient vers le même objectif. Plus d’un millier de visteurs en ce chaud week-end parisien ensoleillé d’un printemps estival et en attente d’un 1er mai encore plus effervescent. Mais ils sont venus de partout. Pour voir ce qu’ils produisent comme livres. Les livres de toutes sortes. Car, en Afrique, nous avons la réputation d’être une civilisation de l’oral qui néglige le livre.

Il y a eu des conférences et des débats. Mais ce sont les expositions qui ont attiré le plus l’attention des non littéraires. Ce que j’ai apprécié, c’est l’action de la francophonie par son Cifdi qui a permis à la planète de voir comment la femme africaine a évolué dans l’écriture des livres. Que ce soit virtuel ou en chair et en os, en couverture et en pages. Essayez donc de parcourir, pour les chercheurs en littérature féminine, Femmes d’Afrique et littérature vous recevrez une onde littéraire qui vous parcourra dos et nuque dans le plaisir que vous procurera la lecture des textes colligés par leCifdi, les étudiants qui harcèlent les profs pour le prêt d’ouvrages sur la femme peuvent télécharger ces morceaux appétissants. Ce n’est pas tout, allez chatouiller du côté de ces Images de femmes dans la littérature africaine et vous vous gaverez de textes que vous n’avez jamais soupçonnés.

Maintenant, vous ne perdrez rien, vous qui, au village là bas, n’avez pas pu faire le voyage d’une manifestation d’un jour. Puisque vous avez ici la liste des sites qu’il vous faut pour la littérature africaine.

Ce que vous avez raté, c’est Afrikara qui le dit, de n’avoir pas vécu "en direct"

La performance de l’équipe de Jean-Paul Mvogo, président de l’association Livres D’Afrique [qui aura] été de tenir la promesse d’une ambition presque démesurée. Un salon dédié aux Livres d’Afrique à Paris, une des citadelles de la culture africaine francophone avec sa multitude d’acteurs culturels, éditeurs, libraires, écrivains, critiques littéraires, et son public disparate, volatile, considéré volontiers plus festif que culturel pour les Négro-Africains ; le tout en s’appuyant sur un staff qui devait compenser l’absence d’expérience professionnelle par la fougue amoureuse de la chose livre, et une solide contribution des tripes.

Bon, ne pleurez pas trop. Allez voir dans ce site , vous aurez le bonheur à portée de main.

Et puis, il y avait des livres, des livres, des liiiiivres. Et dire qu’au village, ces livres sont attendus. Qu’il faut les acheter. Qu’il faut les lire. C’est même cela l’objectif d’un livre. Un livre qu’on ne lit pas est un livre mort. C’est comme une personne qui parle seule sans interlocuteur. Mais comment faire pour approvisionner les bibliothèques dans nos lycées, dans nos universités, dans nos mairies, dans les maisons ? Quand je vois en Occident des bibliothèques qui n’ont plus de place pour les livres en double.

Une seule réponse. Il faut des sous. Et çà, c’est un autre problème.

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