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Mémoire portative et capacité de se rappeler : atrophie intellectuelle ?***

Par Denys Lamontagne , le 25 septembre 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Une récente discussion entre amis nous a amené à réfléchir sur les effets des mémoires électroniques par rapport à la nôtre.

Si l’utilisation des automobiles accroit la sédentarité et l’obésité, se pourrait-il que l’utilisation des mémoires électroniques produise le même genre d’effet atrophiant sur la nôtre ?

S’il n’y a pas si longtemps nous nous rappelions d’au moins une dizaine de numéros de téléphone, rares sont ceux qui maintenant se rappellent de plus de 5 ou 6 et il est courant de voir quelqu’un consulter la mémoire de son téléphone portable pour retrouver un numéro qu’il composera sur un poste fixe !

Mais par rapport à nos ancêtres qui n’avaient pas de numéros de téléphone à se rappeler, ni même d’adresses, de mots de passe et de codes de toutes sortes, nous sommes encore des maîtres de la mémoire codée en comparaison.

Parlons justement des mots de passe : combien en avez-vous ? À quelle fréquence les changez-vous ? Ce ne sont pas des numéros de téléphone, mais vous devez quand même vous en rappeler.

Si nos ancêtres se rappelaient où étaient les terriers des lièvres et le lieu de la source sur la route de St Liboire du Haut Hainault, nous nous rappelons aussi bien des lieux virtuels que nous fréquentons et en plus des lieux des haltes routières en route vers la prochaine ville d’importance.

Nos mémoires électroniques transportent nos documents, photos, musiques, que nous nous plaisons à chantonner ou raconter... nous nous en rappelons bien et peut-être même plus qu’autrefois. À savoir si ce sont des choses essentielles, là c’est une autre question : ). Il semble que ce que nous transportons dans nos mémoires électroniques s’apparente plus à des mondes et environnements virtuels, des documents complexes, qu’à des données à mémoriser.

À la fin de nos échanges, notre conclusion commune peut se formuler à peu près ainsi : «Pas de crainte à avoir, nous ne serons pas Alzeimher pour cette raison là».

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