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Les murs de publication pour apprendre et partager

Par Martine Dubreucq , le 02 septembre 2010 | Dernière mise à jour de l'article le 27 juin 2011

Le mur numérique est personnel et collectif à la fois, il sépare et réunit ; parfois on l'escamote, on le cache. Quelquefois on le perd !

Un mur plus souple que le tableau 

Sur Facebook quand on aime, on partage tout ce qu'on trouve. Et même si on n'aime pas ! L'objet, que ce soit une vidéo, une musique, un entretien, des photos ou un lien comptent moins que le contact avec les amis. 

Le mur est assez rarement utilisé pour du texte, excepté pour les commentaires, le plus souvent brefs.

Si l'enseignant organise un flux d'échanges dans une perspective qu'il espère formative, il va se servir du mur comme d'un espace d'édition pour signaler les ressources intéressantes, pour relancer les uns et les autres, pour rester le plus proche possible du tempo du cours au quotidien.

 Il va également pouvoir répondre aux questions et en faire profiter l'ensemble du groupe aussi facilement que dans une liste de diffusion ou un chat.

Certaines applications pour la mise en place de classes virtuelles existent déjà sur Facebook, comme Supercool School.  Sans passer par de tels dispositifs, on peut tout simplement considérer que tout ce qui ne s'échange pas en face à face va se passer sur le mur.

On pourra organiser des activités aussi bien :

- Avant le cours (ou la rencontre en visio-conférence si le cours est  distance) : introduire une thématique ou présenter une tâche;

- Durant le cours par la voie des commentaires et du chat, par l'appel à des questions, l'incitation à des échanges d'opinion ou encore par la présentation de travaux (diaporamas, enregistrements vidéos, wikis);

- Après le cours pour les notes, les réflexions, les liens complémentaires. 

Un guide complet, récent (mai 2010) est en ligne sur les pages de la "Social Learning Academy" de Jane Hart.

How to use Facebook for Social Learning

Un mur plus imprévisible que le tableau

Avec  Wallwisher, le principe est le même que sur le mur de Facebook, chacun écrit son commentaire à partir d'une invitation.

De quelle nature peut être la proposition faite par l'enseignant ?

Aucune limite à son imagination, pourvu que l'énoncé ne dépasse pas 160 caractères. La contrainte stimulant l'imagination, on entrevoit l'intérêt d'un tel outil :

- Les activités de remue-méninge sont tout à fait indiquées dans ce cas, l'outil s'y prête graphiquement;

- On peut commencer une histoire et en demander un court prolongement, on peut solliciter un avis sur un film, poser une question ouverte;

- On peut préparer un débat pour le lendemain, donnant aux élèves la liberté de poster des commentaires chez eux,

- De façon plus traditionnelle en langues, on peut faire travailler des points de grammaire en demandant des exemples de phrases pour illustrer une notion ou aborder un thème en faisant participer chacun pour le lexique;

- Images et sons peuvent être associés aux messages ( à condition d'avoir un espace en ligne pour déposer et télécharger les fichiers );

On peut ainsi demander à un groupe d'envoyer des commentaires en MP3 d'une image ou d'un enregistrement;

- On peut également clore une séance en demandant une synthèse récapitulative.

Pourquoi le mur de Wallwisher plutôt que celui de Facebook ?

L'utilisation de Wallwisher ne dépend pas d'un profil, et on peut déposer son message sans avoir à s'inscrire, ce qui laisse peut-être plus de liberté. C'est une activité légère qui laisse apparemment moins de trace : le fichier peut-être effacé, l'outil ressemble à un jeu, s'apparente davantage à une activité avec des post-it et  puis cela repose finalement de cette nécessité de communication à grande échelle qui nous lie du matin au soir à Facebook !

Il existe sur Wallwisher une douzaine de thèmes graphiques pour personnaliser le mur et une option pour intégrer le mur dans un blog. Un flux RSS du mur permet un suivi.

On trouvera une foule d'idées sur ce diaporama : "Twenty Nine Interesting Ways* to use Wallwisher in the Classroom", parmi lesquelles celle de proposer aux étudiants ou aux élèves de rechercher une image sur Google à partir d'un thème et de coller son URL directement sur un post-it. Rapide, facile et "engageant" !

De quoi faire perdre le souvenir des angoisses à l'idée de "passer au tableau" !

Article de Thot Cursus sur Wallwisher

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