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Côte d’Ivoire : évaluation des usages de l’Internet***

Par Louis-Martin Essono , le 22 novembre 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Les enquêtes récemment menées dans les pays africains sur les usages des Tic se ressemblent beaucoup. Sous la dénomination de scan-Ict, spécifique à chacun des pays, cette première évaluation permet d’avoir précisément le degré de pénétration dans les pays en voie de développement aussi bien en Afrique francophone qu’en zone anglophone ou lusophone et hispanophone. L’éducation et l’enseignement par les Tic en Côte d’Ivoire sont en pleine expansion.

La Côte d’Ivoire vient ainsi, dans un autre cadre, celui de l’IRD, de passer son premier test . Les Tic y constituent une opportunité pour le développement économique et social. La première connexion, établie en 1996, a été suivie d’une expansion relativement rapide des TIC, notamment l’Internet dans les habitudes, les ménages et les cités urbaines.

L’étude révèle que, dans ce pays, le nombre d’abonnés à Internet a connu un taux de croissance moyen annuel de 37,35% entre 1999 et 2002 pour culminer à 300 000 en 2003. Pourtant, de nombreuses contraintes inhibent le développement de l’Internet qui demeure un luxe pour la majeure partie de la population. En effet, confirme l’étude dont l’objectif analyse le développement et l’usage de l’Internet dans la ville d’Abidjan, «le développement de l’Internet se fait à un rythme inégalitaire qui tend à creuser l’écart des inégalités à l’intérieur des pays. À titre d’exemple, en 2002, Abidjan abritait, seule, plus de 92% des abonnés à l’Internet et 72% des serveurs.

Cette étude vise spécifiquement à établir un bilan du développement de l’Internet ; à dresser le profil des usagers de l’Internet à Abidjan, et à montrer l’usage que les Abidjanais font de l’Internet. À l’aide de tableaux et de graphiques, on peut lire, entre autres conclusions, qu’au regard de la proportion de la population qui a accès à l’Internet, « l’on ne peut pas encore affirmer que cet outil s’est véritablement démocratisé. En effet, dans la ville d’Abidjan, environ 80% des habitants n’ont pas accès à cette technologie. Parmi les causes de cet accès limité, il faut noter l’analphabétisme, la pauvreté et dans une certaine mesure la non sensibilisation des populations. Il existe en effet des intellectuels qui n’ont pas accès à l’Internet »

En outre, la majorité des utilisateurs de l’Internet l’ont au travers des cybercafés ou de leur lieu de travail ; seuls 3% des enquêtés affirment posséder un abonnement personnel. Les conclusions et les recommandations de l’étude semblent confirmer ce qui existe ailleurs en Afrique de l’Ouest sur les usages, le genre, le temps, etc.

On lira le détail de l’étude sur Les Tic à Abidjan.

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