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La composante sociale du elearning, par la grâce des réseaux

Par Thot , le 12 janvier 2010 | Dernière mise à jour de l'article le 03 juin 2011

Dans son blog, Yann Bergheaud, responsable e-learning à l'Université Jean Moulin Lyon III qualifie le social learning de nouvel Eldorado du e-learning. En s'appuyant sur la définition e-learning donnée par l'Union Européenne, il explique qu'il ne s'agit pas là d'une nouvelle forme du e-learning. Dans cette définition, il est question d'échanges et de collaboration à distance, en plus de l'utilisation des TIC dans l'apprentissage. Le social learning fait donc partie intégrante du e-learning.

Les carnets de Paris, un exemple concret de social learning

Les carnets de Paris Descartes est le réseau social de l'Université Paris V René Descartes. Il a été réalisé avec Elgg, une plate forme de formation open-source. Elgg a été conçue spécifiquement, pour répondre à des besoins éducatifs, dans le cadre de l'apprentissage social. La plate-forme de formation a pour objectif de de stimuler et faciliter les publications des étudiants. « Elgg encourage ainsi le processus d'apprentissage basé sur la réflexion et l'expression créative personnelles, les communications informelles et l'évaluation par les pairs, indépendamment d'une autorité enseignante hiérarchique (la voie de l'enseignant pèse autant et pas davantage que celle d'un autre apprenant). »  (Wiki Paris Descartes, article Elgg). A travers un blog ou un e-portfolio, les étudiants peuvent partager leurs centres d'intérêts (culture, engagement associatif...), leurs expériences (stage en entreprise...), leurs réflexions (travaux d'étude..). 

Intérêts du social learning

En utilisant la plate-forme comme espace d'échanges informels, les étudiants sont acteurs de leurs apprentissage. Le social learning permet l'apprentissage collaboratif, l'échange des uns avec les autres. Les étudiants apprennent à communiquer, éventuellement à reformuler pour être compris. Dans l'apprentissage collaboratif, les échanges qui en découlent sont très riches, car ils permettent aux étudiants d'avoir des retours et de revenir ainsi sur leurs apprentissages.

Le travail collaboratif, c'est aussi l'apprentissage du travail en équipe, essentiel pour préparer au mieux les étudiants au monde professionnel : « De nos jours on emploie plus quelqu'un pour son réseau social que pour ses connaissances » souligne George Siemens dans le livre blanc « Une introduction au social learning » sur l'entreprise collaborative.

En social learning, le formateur « contrôle et modère les échanges des apprenants », comme le souligne Yann Bergheaud. Ce type d'apprentissage permet aussi au formateur d'évaluer la compréhension des uns et des autres lors de leurs échanges.

Dans les environnements numériques de travail, le social learning est encore assez peu proposé comme axe stratégique du e-learning. Les formateurs qui l'expérimentent utilisent souvent les outils web 2.0, tels que Facebook et Twitter. Ces outils grands publics sont certes moins contraignants à mettre en place que des outils sur mesure mais ils ont l'inconvénient de ne pas capitaliser les publications et échanges entre les apprenants et les formateurs. Le social learning est pourtant bel et bien l'Eldorado comme le souligne Yann Bergheaud, car il est riche en apprentissage. En rendant les étudiants acteurs et collaborateurs, ils sont mieux armés pour entrer dans le monde professionnel.

Le blog de Yann Bergheaud

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