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La biodiversité en projet, cadre méthodologique

Par Martine Dubreucq , le 20 septembre 2010 | Dernière mise à jour de l'article le 16 juin 2011

Le projet Graines d'Explorateurs est destiné aux élèves de collège et lycée et à leurs professeurs et sa mise en oeuvre n'implique pas nécessairement l'usage de nouvelles technologies, bien que son développement fasse appel à un réseau de partenaires et à des publications en fin d"année qui sont présentées en diaporamas et filmées.

Ce projet, qui entame sa deuxième année en 2010, est encadré par l'Institut National de Recherche Pédagogique et accompagne des classes de collège et de lycée dans la conception et la réalisation d'une expédition scientifique sur la biodiversité.
Les documents mis en ligne pour aider les enseignants qui souhaitent engager leur classe dans cette démarche d'investigation sont tout à fait transférables à d'autres champs d'action et ce qui s'applique à la terre peut aussi s'appliquer aux humains, aux idées. La boite à outil est ici assez robuste et tolère les changements d'objets et d'échelle.

Une méthodologie éprouvée

La réalisation d'une expédition sur la biodiversité locale reprend les étapes classiques de la démarche d'investigation :

  • 1. Le choix d'une situation-problème par le professeur : Lors de la première séance avec les élèves sur le thème de la biodiversité, l'enseignant repère les acquis initiaux, les représentations des élèves, les difficultés et c'est à partir de cette analyse de son public qu'il va passer à l'étape suivante.
  • 2. L'appropriation du problème par les élèves se fait par le biais d'un document déclencheur motivant (vidéo par exemple) qui va suciter leurs questions.
  • 3. La formulation d'hypothèses explicatives et de protocoles possibles : ce sont les élèves qui vont faire des repérages sur les lieux, lister le matériel nécessaire et constituer des équipes. Ils disposent pour cela d'un carnet d'expédition.
  • 4. L'investigation ou la résolution du problème conduite par les élèves
  • 5. L'échange argumenté autour de propositions élaborées. Les résultats obtenus sont confrontés aux hypothèses de départ.
  • 6. L'acquisition et la structuration des connaissances. C'est une étape de réalisation des documents de publication où l'on utilise les carnets d'expédition et où on communique éventuellement avec les partenaires scientifiques pour affiner les connaissances.
  • 7. L'opérationnalisation des connaissances : ce n'est qu'à cette étape que l'on peut parler de savoirs à intégrer. Les connaissances sur la biodiversité sont acquises et réinvesties dans l'enseignement des programmes.
    Les compétences à acquérir sont d'ailleurs consignées dans ce document du socle commun qui mêle maîtrise de la langue, culture scientifique et technologique, culture humaniste, sociale et civique, et autonomie.

 

Au service d'une démarche interdiciplinaire

Qu'est-ce qui change vraiment par rapport à un projet de classe traditionnel ?

L'ouverture grâce au forum  : les partenariats entre l'éducation nationale et les services de communication des organismes scientifiques fournissent aux enseignants et aux élèves un réseau qui est une fenêtre inestimable sur le savoir non digéré.  Un forum, animé par Florence Tisseyre (professeur de SVT associée à lINRP) permet de diriger la cinquantaine de professeurs participant à l'aventure vers les experts identifiés.

L'aide méthodologique claire :  les documents d'aide aux professeurs dans tous les moments du projet sont très structurés et permettent de se lancer sans aucune appréhension.

L'ouverture à de nombreux terrains d'étude  : Florence Tisseyre a mis en ligne le résultat d'une collaboration entre le collège Léonard de Vinci dans le Rhône, en France  et l’école Hipólito Pérez Tello à Chitre au Panama, ses élèves français travaillant autour de l’étang de Mathan et les élèves de Chitre sur la mangrove.

Pour l'instant cependant, les projets viennent de trois académies (Nantes, Lyon et Montpellier) : on peut espérer qu'ils dépasseront le cadre national et permettront ainsi des échanges avec des élèves étrangers de classe bilingue, sur des milieux naturels très différents.

Et les outils numériques ?

Présents "naturellement", intégrés dans l'environnement de l'explorateur, ils servent à toutes les étapes : numérisation des documents, photographies, publication sur des blogs, géolocalisation, enregistreurs divers de chants d'oiseaux ou de témoignages et enfin outils de publication de diaporamas pour la restitution finale.

Graines d'explorateurs constitue donc un excellent cadre méthodologique qui facilite la réalisation de projets complexes, sur un thème lié à la sauvegarde de la biodiversité ou sur tout autre sujet. N'hésitez pas à vous lancer !

 

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