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Plus longue la vie, quand vieillesse et numérique se rencontrent

Par Christine Vaufrey B , le 18 octobre 2010

Les sociétés occidentales sont marquées par une élévation de la durée moyenne de la vie et la présence de plus en plus marquée des seniors. L'irruption des technlogies numériques dans les domaines du travail, de la communication, de l'information, de la santé... ont occasionné de profonds changements, et le potentiel de ces outils n'est pas encore épuisé. Pourquoi alors ne pas tenter d'imagniner leur contribution au bien vivre des seniors, considérés non comme des personnes dépendantes et à surveiller, mais comme des individus actifs, producteurs de services et pas prêts du tout à se laisser mettre sur le bord de la route ?

C'est dans cet esprtit qu'a été mené, de 2008 à 2010, le programme Plus longue la vie, animé par la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération). Le site du programme permet d'en reconstituer chaque étape, mais nous préférerons nous concentrer sur les conclusions qui ont été présentées lors de la manifestation organisée pour sa clôture officielle. Deux dimensions semblent particulièrement productives pour le développement futur d'innovations au croisement du social et du technologique.

La rencontre des technologies et des seniors ne se fait pas exclusivement dans une chambre d'hôpital, ou une résidence médicalisée. Comme pour le reste de la population, les TIC permettent aux seniors de communiquer, de s'exprimer, de gérer des formalités administratives, d'organiser son planning... L'optique du programme Plus longue la vie est bien d'encourager l'autonomie sociale des personnes, notamment via les TIC. 

Les TIC apportent une contribution importante à la rupture de l'isolement dont sont victimes de nombreuses personnes âgées. Là encore, il s'agit moins de "surveiller" les aînés que de leur rendre toute leur place dans les réseaux de socialisation. D'efficaces réseaux de mise en contact entre voisins d'âges différents existent déjà, tel Voisin-age.fr, qui met en relation des voisins susceptibles de se rendre des services mutuels. Cette notion de réciprocité est mise en avant par les promoteurs du service, dans la mesure où elle éloigne le spectre de la dépendance des plus âgés à l'égard des plus jeunes.

On relèvera aussi le nombre important d'initiatives, existantes ou en devenir, recensées par les instigateurs du programme Plus longue la vie. Initiatives qui couvrent des domaines aussi différents que l'adaptation de l'habitat aux résidents âgés, la géolocalisation des personnes désorientées, les activités d'entretien de la mémoire, la mise à disposition de vélos-taxis pour accroître la mobilité...

Plus longue la vie a permis d'identifier de nombreux espaces d'innovation sociale et technologique. Souhaitons que cette première phase prospective soit suivie rapidement d'une phase de mise en oeuvre des actions les plus prometteuses, présentées comme les 5 pistes créatives de services innovants, services coproduits par les différentes parties prenantes et non pas rendus aux uns par les autres. 

Plus longue la vie, site du programme du même nom.

Les animatrices du programme ont réuni ses principaux enseignements dans l'ouvrage Bien viellir grâce au numérique, dont le premier chapitre est consultable en ligne.

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