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Virtualisation de serveurs : economie de 20 % sur le budget informatique

Énergie, machines, licences, espace entrepôt, temps de maintenance; les sources d’économies ne manquent pas, mais attention au fouillis virtuel.

Par Denys Lamontagne , le 06 février 2011 | Dernière mise à jour de l'article le 27 mai 2011

Installer plusieurs serveurs virtuels sur un seul serveur réel permet une optimisation évidente des ressources; en effet, de nombreux serveurs dans les universités sont sous-utilisés ou utilisés à leur pleine capacité pendant de courtes périodes. L’optimum à viser pour un serveur est une opération à 70 % de sa capacité, car un serveur consomme presqu'autant d’énergie à 10 % qu’à 70 % d'utilisation. Dès qu’une institution possède plusieurs serveurs, leur optimisation peut devenir une source d’économies importantes.

Virtualiser des serveurs n’est pas si compliqué après tout, en tout cas beaucoup moins que d’installer et de mettre en service une nouvelle machine. Une fois la formule connue, la plupart des universités et collèges américains se sont lancés dans la virtualisation de leurs serveurs, soit en exploitant mieux leurs propres serveurs, soit en impartissant leur gestion à des entreprises de centres de serveurs (Data Center). 66 % disent l’avoir fait !

Ainsi ils économisent sur leur facture d’énergie, sur l’achat de serveurs et des licences des systèmes nécessaires pour les faire fonctionner, sur l’espace dans leurs salles de machines, sur le temps nécessaire pour les installer, les configurer et les entretenir, sur le temps d’entretien et de maintenance, sur la sécurité (il est plus facile de faire des copies de sauvegarde d’un serveur et de ses serveurs virtuels que de plusieurs serveurs dispersés), etc. Au final, ils obtiennent 15  à 20 % de réduction directe d’une facture qui se chiffre souvent en millions.

Mais...

Il y a évidemment un «mais».  Il est justement si facile de dire «Créons un nouveau serveur virtuel» pour tel département, pour tel projet, pour tel comité, pour ci et pour ça, qu’arrive le jour où le personnel de TI (Technologies de l’information) ne s’y retrouve plus du tout, impuissant devant un fouillis inextricable de serveurs virtuels qui parfois se concurrencent dans les même plages d’utilisation, qui sont plus ou moins inactifs, dont les promoteurs sont passés à autre chose, etc...

Avec un peu d’expérience, les responsables TI définissent une politique de création et de disposition de serveurs virtuels qui évitera ce genre de situation. Cette politique claire et bien définie est cependant essentielle au succès d’un programme de virtualisation.

Une fois implanté, un programme de virtualisation apporte ses effets dans les quelques semaines qui suivent : économies, réduction des délais d’ouverture de serveurs (de plusieurs mois à quelques jours), réduction des délais de résolution des problèmes signalés, augmentation de la satisfaction des usagers, etc.

En somme, le «mais» conseille surtout une certaine prudence dans l’enthousiasme.

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