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Francophonie : la formation des enseignants souffre de l’absence des TIC

Par Louis-Martin Essono , le 13 août 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 25 mai 2012

Publié avec le soutien de l’AUF, le récent ouvrage collectif intitulé "la formation des enseignants dans la francophonie Diversités, défis, stratégies d’action" a été réalisé sous la direction de T. Karsenti, sous l’égide du Riffef, le Réseau International Francophone des Établissements de Formation de Formateurs. Ce réseau, créé en 2003, veut favoriser le développement et l’intégration des innovations pédagogiques et didactiques dans la formation à la profession enseignante.

L’ouvrage en ligne rassemble trente contributions sur la situation du système éducatif et du système de formation des enseignants en francophonie selon une approche politique ou pédagogique afin de (faire) mieux comprendre comment sont formés les enseignants en francophonie. D’après la préface, l’ouvrage soulève, en quatre sections, la problématique de la formation initiale et continue.

La première regroupe 14 textes, dont 13 d’Afrique et 1 du Moyen-Orient. La 2ème comporte 3 textes d’Haïti, du Brésil et du Québec (Canada). La 3ème section est consacrée aux pays d’Asie et à l’Océanie. Enfin, la 4ème section comprend onze textes sur la formation des enseignants dans sept pays d’Europe.

Un état des lieux bien conduit sur les types de formation reçus par les enseignants du point de vue administratif, pédagogique ; les cursus, les méthodes, la durée de formation et les curricula sont analysés selon les pays et permettent de voir se profiler une harmonisation certaine entre ces différents pays.

L’usage timide des TIC dans certains établissements et la pénurie des formateurs de terrain (superviseur ou maître de stage, conseiller et inspecteur pédagogique, etc.) ont des conséquences négatives sur la formation professionnelle initiale des enseignants et l’encadrement des stages pratiques. Ces outils, susceptibles de combler les insuffisances et le déficit de formateurs par rapport aux besoins, sont faiblement explorés et timidement utilisés dans plusieurs établissements, et ce, entre autres, en raison de l’obsolescence des infrastructures existantes et de la faible qualité de la connexion à Internet dans plusieurs pays.

De nombreux articles traitent des expériences -ou de l’absence- de la FAD et des TIC (Guinée, Algérie, Cameroun, Sénégal, Bénin, Haïti et France). La somme de ces expériences atteste de la volonté de mettre en pratique ce mode d’enseignement et d’apprentissage et exalte les résultats qui découlent. Mais, de nombreux établissements ne les prévoient pas malgré les textes qui les y instaurent. Est-ce la raison pour laquelle le terme TICE n’est utilisé que deux fois dans ces textes d’une richesse indéniable ?

Comme l’annonce la conclusion, la réalisation des Objectifs de l’EPT, l’éducation pour tous, exige le recours au TICE. On regrette également et avec raison que dans les pays du sud, une des carences majeures de la formation initiale des enseignants reste le faible niveau, voire l’absence d’intégration des TIC dans les programmes de formation.

En effet, l’utilisation des TIC est décevante dans les établissements d’enseignement de ces pays, même si d’importantes dépenses en équipement au cours des vingt dernières années ont permis de faire entrer les technologies dans la quasi-totalité de ces établissements scolaires.

La formation des enseignants dans la Francophonie : diversités, défis, stratégies - 2007 (téléchargeable en pdf)

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