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Burkina Faso : l’impact d’Internet sur le développement humain durable

Par Louis-Martin Essono , le 15 novembre 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Internet et développement

: on pourrait ainsi intituler cette brève mais riche étude que vient de commettre pour le pays, un stagiaire canadien bénéficiaire du programme « Cyberjeunes à Oxfam-Québec ». C’est le portail local, sidwaya , que reprend Panos, qui livre depuis le mois d’octobre cette information. L’étude a été conduite dans quatre villes du Burkina, à savoir Ouagadougou, Fada Ngourma, Dédougou et Koudougou et cerne les avantages et opportunités offerts par Internet dans la réalisation des programmes de développement.

À la vérité, cette analyse, dont le titre complet est "Internet et développement humain au Burkina : quel impact ?" a été menée de mai à septembre 2002. L’objectif visé était de permettre aux publics cibles, notamment les partenaires nationaux de Oxfam-Québec, de mieux utiliser l’Internet. Cette étude se veut également une action de sensibilisation sur les multiples avantages et opportunités qu’offre l’outil Internet dans la réalisation des programmes de développement.

Quinze organisations avait été prises en compte par le chercheur, Philippe Massé, dans le cadre de cette examen. Douze d’entre elles étaient effectivement connectées à l’Internet et trois étaient sans abonnement. M. Massé avait initialement organisé une rencontre d’information sur le déroulement de la recherche. Par organisation, trois personnes, dont une femme, ont été sélectionnées pour un entretien individuel. Dans un second temps, se sont déroulées 45 entrevues individuelles.

À travers un questionnaire étalé sur 85 points, l’étude s’est intéressée à la perception des utilisateurs et des non utilisateurs sur les avantages et éventuelles difficultés liées à l’utilisation de l’outil, de la messagerie électronique, la navigation, la production d’internet. Les résultats sont regroupés en neuf axes.

  • la gestion de l’internet, de son coût et de sa rentabilité
  • la gestion du coût de la non-utilisation, de la formation des utilisateurs
  • la gestion des usagers
  • la gestion des contributions ;
  • la gestion des difficultés,
  • la gestion de l’Internet et la mobilité
  • l’impact du genre
  • l’Internet et les communications horizontales et verticales
  • Au final, et selon M.Massé, l’Internet est encore peu utilisé au niveau des organisations, son coût d’utilisation peu connu tout comme les résultats concrets qu’il permet d’atteindre. En effet, 42% des organisations dépensent entre 40 000 F et 59 999 FCFA par mois en utilisation d’internet. Seulement 25% dépensent plus de 100 000 FCFA. Le courrier électronique demeure sous exploité et la production d’information peu répandue.

    En ce qui concerne les avantages, les plus connus restent la rapidité, l’efficacité et le gain de temps. 93% des répondants considèrent qu’Internet leur permet de réduire les déplacements surtout à l’échelle internationale. Les femmes naviguent moins que les hommes. Elles estiment le faire de temps à autre pour se servir de l’outil. On peut lire le résumé de l’étude sur http://www.sidwaya.bf/sitesidwaya/sidawaya_quotidiens/sid2002_10_08/developpement_1.htm

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