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Côte d’Ivoire : Les écoles s’informatisent. Enfin !

Par Louis-Martin Essono , le 06 décembre 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Le premier pas vers l’informatisation des écoles et lycées publics vient de se réaliser. En effet, le lycée classique d’Abidjan a récemment bénéficié d’un don de 21 ordinateurs en provenance du collège canadien MPI-INC. Selon Denis Legauh, directeur des opérations de cet établissement, les objectifs de ce projet-pilote concernent le transfert de programmes de formation axés sur les technologies, l’accessibilité à l’équipement informatique grâce à son intégration plus efficiente et à plus grande échelle.

Ces équipements doivent servir à une immersion en matière informatique en vue d’utiliser des logiciels et des bases de données telles que Windows, Word, Excel, Power point, Access, un programme identique à celui des pays africains récemment connectés à Internet. Le ministère ivoirien de l’Éducation nationale qui ne dispose pas d’équipements appropriés pour suivre le mouvement accéléré des technologies de l’information et de la communication éducative, partage ces objectifs.

C’est pourquoi on constate le souci de ce ministère à vouloir transformer l’école, en facilitant l’entrée de l’ordinateur dans l’éducation et à y introduire la formation à distance qui semble avoir pris quelques plombs dans l’aile. Selon le ministre de l’Éducation nationale, Amani N’Guessan, "l’informatisation des écoles publiques et des administrations va entraîner, à coup sûr, l’émergence d’une nouvelle économie fondée sur le savoir et la technologie, le potentiel réformateur des technologies de l’information et de la communication". Le ministre a exhorté les 167 enseignants et 2 000 élèves du lycée classique à faire bon usage de cet "important investissement".

La Côte d’Ivoire est le siège de l’Assafad, l’Association africaine de formation africaine. Ce pays a abrité de nombreux projets de télé-enseignement et a même fait partie du projet francophone Olympus. Des équipements importants ont été acquis depuis quelques années et des personnels éducatifs formés comme experts en formation à distance. À l’exemple des pays francophones ayant bénéficié des subventions et de l’aide de l’Agence de la Francophonie, la formation a connu un déclin désespérant depuis les années 1998. L’apparition des Ntic dans les écoles auxquelles les Ecoles normales supérieures et les Instituts pédagogiques avaient déjà été préparés par l’Intif devrait pouvoir maintenant relancer la formation à distance à l’intérieur du pays au moyen d’une politique claire et avérée de la fàd.

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