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Île Maurice : l’ADEA réactive ses missions

Par Louis-Martin Essono , le 01 avril 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Thot a déjà présenté quelques activités de l’ ADEA.

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique, créée en 1988 à l’initiative de la Banque mondiale est un réseau de partenaires qui vise à promouvoir le développement des politiques éducatives pertinentes ancrées en Afrique. Ce réseau est formé par les ministres de l’éducation africains et par des agences de développement d’une part, par des spécialistes de l’éducation, par des chercheurs et par des ONG spécialisées dans l’éducation d’autre part.

La mision principale de l’ADEA est de promouvoir le dialogue et le partenariat, de développer un consensus sur les problèmes politiques rencontrés par l’éducation en Afrique et de renforcer les capacités des ministres africains à créer, gérer et mettre en oeuvre des politiques éducatives. L’ ADEA cherche non seulement à promouvoir le partage d’expériences et de stratégies réussies mais aussi à développer les politiques éducatives, les projets et les programmes nationaux.

Pour faciliter son travail, l’ADEA a constitué des Groupes de Travail conduits et coordonnés par des acteurs africains et des agences de financement. Ces GT ont trois types d’activités : le plaidoyer, l’analyse et le renforcement des capacités. Certains d’entre eux sont jumelés avec des institutions africaines qui à la fois enrichissent l’Association et réciproquement bénéficient des liens noués avec elle.

Un dernier GT a été récemment créé. Il concerne l’Enseignement à Distance et l’Apprentissage Libre (GTEDAL. Ce dernier se particularise par le fait qu’il est piloté et abrité par un pays africain, l’Île Maurice, qui a manifesté l’engagement de continuer d’en assurer la responsabilité. L’Enseignement à distance et l’apprentissage ayant fortement progressé ces derniers temps dans le monde et surtout dans les pays du Nord, ce mode d’apprentissage s’est révélé être un moyen important de modernisation pédagogique et de diffusion des connaissances à des publics très vastes.

Pendant trois jours, les équipes francophones et anglophones, respectivement conduites par le Resafadet le COL, le Commonwealth of Learning, ont analysé à Maurice, les raisons pour lesquelles l’éducation à distance et l’apprentissage libre en Afrique au sud du Sahara connaissent des atermoiements et des ralentissements préjudiciables dans le continent. Outre l’analyse de ces deux rapports denses et très informatifs, la rencontre de Maurice devait rechercher les points pertinents en vue d’établir une programmation relatives aux activités du GT.

La densité des travaux, les promesses émises par le Gouvernement mauricien de poursuivre ses engagements ont permis au comité de relever les principes directeurs relatifs au plaidoyer, à l’analyse et au renforcement des capacités. Le secrétaire Exécutif, M. Ndoye, a cependant rappelé qu’en dépit des développements indispensables qu’imposent les Ntics, il ne fallait pas oublier que l’imprimé a encore une valeur primordiale dans les pays africains au sud du Sahara.

Des prévisions ont été suggérées pour entreprendre une action de terrain en vue d’amener les Etats africains à adopter des politiques de formation à distance réelles, d’entreprendre des actions pour une éducation à distance efficace et vulgarisée. Cette sensibilisation devra aboutir à terme au développement de l’éducation à distance dans le primaire, le secondaire et aussi à l’Université.

La réunion de Maurice a permis de ratisser la plupart des obstacles qui entravent l’enseignement à distance et l’apprentissage libre. Des études de cas ayant été heureusement conduites pourront servir d’exemples et des centres de formation implantés en Afrique pourront être mis à contribution. La rencontre entre le Secrétaire Exécutif de l’ADEA et le Ministre mauricien de l’Education a abouti au résultat selon lequel l’Île Maurice continuera à assumer ses responsabilités pour le développement du GTEDAL. Il a également marqué son accord pour que lui soient adjoints un ou deux autres partenaires pour la conduite de cette charge.

Il reste à souhaiter que les propositions faites à Maurice soient entérinées et que soient engagées les activités prévues, qui faciliteraient la réalisation de l’éducation à distance en Afrique et celle de l’apprentissage libre.

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