Articles

L’université à distance ne se résume pas à l’intégration des technologies***

Par Martine Jaudeau , le 02 mars 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Cet article de Françoise Thibault fait le pari qu’une histoire sociale de l’enseignement supérieur à distance est possible qui rompt avec le récit communément admis du primat des innovations techniques dans le développement de cette forme d’enseignement.

Au lieu du classique mouvement à quatre temps qui démarre avec l’apparition des services postaux, s’amplifie avec la radio, se poursuit avec la télévision et explose avec l’Internet, est proposée une autre temporalité construite sur l’analyse des discours qui circulent sur le territoire français entre 1947 et 2004.

Ainsi, un autre mouvement à quatre temps est avancé, assez largement différent du précédent, qui donne à comprendre quelques caractéristiques de la situation actuelle de l’enseignement supérieur à distance en France.

Ce travail constitue un nouveau fragment d’un projet scientifique initié en 2002 qui vise à explorer l’inscription des outils et médias éducatifs dans des institutions données (pour l’heure : l’université) et selon des temporalités qui veulent échapper au diktat d’un présent que les inconditionnels du progrès ont tendance à marier avec la technique.

«Si nous avons évidemment repéré des oppositions, une caractéristique domine : l’extrême vulnérabilité de ce secteur d’activité.

Développé modestement dans son volet enseignement supérieur après la seconde guerre mondiale, il a été mis dans l’ombre dès la fin des années 1960, avant d’être négligé, puis brièvement soutenu à la faveur de l’engouement des politiques pour le « réseau des réseau » et enfin symboliquement tué. En soixante ans, l’EAD n’a donc pas acquis de véritable légitimité. La presse française s’est montrée prompte à le stigmatiser, le pouvoir politique rarement disposé à le soutenir et peu de voix se sont fait entendre pour imposer une autre image. (...)

Comment expliquer cette vulnérabilité ? Faut-il chercher des réponses dans la force du modèle de la parole docte destinée à un public présent ? Dans le poids de l’institution traditionnelle ?»

Divorcer du technicisme. Une histoire de l’enseignement supérieur à distance en France (.pdf) Auteur : Françoise Thibault Distances et savoirs 5, 3 (2007) 367-391

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné