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Que valent les diplômes obtenus à distance ?***

Par Tété Enyon Guemadji-Gbedemah , le 25 mars 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 05 novembre 2008

"Formation au rabais", "enseignement de seconde zone". Vieux débat ? La problématique de la valeur de la formation à distance refait surface avec beaucoup plus d’arguments qu’elle mériterait une bien meilleure attention. C’est la réflexion que suscite un reportage de Fanny Pigeaud paru dans les colonnes de Libération.

En Afrique, le nombre d’étudiants en formation à distance progresse. Si dans le bloc francophone, on ne peut pas encore parler de « pas géants », la situation l’est déjà dans le monde anglophone qui affiche des chiffres inattendus. Ainsi l’Université de Botswana compte déjà 13 000 étudiants pour ses cours en ligne mis en place en 2002, tandis que l’University of South Africa en a enrôlé plus de 200 000.

Contexte d’effervescence autour de la formation en ligne

De plus en plus, des universités africaines se lancent dans la formation à distance. Avec le soutien de l’Agence universitaire de la francophonie. Des réunions internationales autour de l’e-learning se multiplient. Objectif : que la formation numérique devienne un instrument de développement de l’enseignement supérieur dans les pays du Sud aussi.

Un contexte d’effervescence qui n’élude pas du tout la question de la légitimité des diplômes obtenus à distance posée en ces termes :

  • L’absence de travaux pratiques (expérimentations, manipulations en laboratoire) dans des formations qui en requièrent.
  • La non-validation des diplômes sur le plan local et la difficulté voire l’impossibilité de leur prise en compte lors des concours administratifs.
  • Le déficit de reconnaissance de ces diplômes par le public en général, et par les employeurs potentiels, en particulier.
  • L’impasse de certaines évaluations, la soutenance en l’occurrence, du fait des carences technologiques.

Somme toute, des questions auxquelles les acteurs de la formation à distance en Afrique se doivent de trouver des réponses promptes s’ils admettent que l’e-learning est une "solution vouée à se développer".

e-tudiants [email protected], un reportage de Libération.

A lire aussi : La France apprend l’e-learning, interview de Serge Ravet, organisateur du Salon " iLearning Forum"

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