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Le futur de l'éducation : la complémentarité des formations

Par Alexandre Roberge , le 16 octobre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 16 février 2009

Quand on voit les nombreux avantages de la formation à distance - les plus souvent cités étant la flexibilité, l'accessibilité presque mondiale, des formations qui permettent plus souvent de cibler les intérêts d'apprentissage d'un individu - on est en droit de se demander si la formation classique (en classe) n'est pas en train de devenir une idée vétuste ou moins intéressante.

Pourtant, il y a un argument intéressant qu'on oublie de mettre sur la table : et si les deux types de formation pouvaient se compléter l'un et l'autre ? C'est du moins l'idée qui est abordée par le professeur Didier Paquelin de l'université Bordeaux 3. En entrevue avec [email protected] sur des cursus en sciences humaines et sociales en formation ouverte et à distance, on a demandé au professeur le taux de réussite des formations à distance. C'est là qu'il amène un point intéressant : les taux de réussite sont plus élevés lorsque combinés avec une formation "classique" (82% pour une formation combinée contre 53% pour une formation à distance uniquement).

De plus, alors qu'on demande au professeur Paquelin comment les formations à distance risquent d'évoluer, on se rend compte dans sa réponse qu'elles risquent de devenir des outils de rayonnement et d'extension de programmes déjà offerts dans les universités traditionnelles. Ainsi, on y verrait une forme de collaboration entre les deux types d'enseignement.

Une idée plutôt logique : s'il est en effet difficile de carrément se passer de l'institution scolaire en tant que telle, il y a peut-être moyen d'offrir une partie plus flexible de la formation d'un étudiant. La combinaison de deux moyens d'apprentissage semble être l'avenir pour la formation. Déjà, de plus en plus d'universités s'intéressent à la formation à distance. Comme on l'apprend dans l'entrevue de M. Paquelin, Bordeaux 3 était déjà l'une des premières universités françaises à offrir du téléenseignement. Puis, au Québec, il y a quelques temps de cela, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) s'associait avec la Télé-Université du Québec (TÉLUQ) pour devenir  l'université à distance officielle de l'institution universitaire. 

Ce mariage entre l'institution universitaire et le téléenseignement semble de plus en plus envisageable et souhaitable, mariant la technologie et la connaissance et obligeant l'étudiant à développer son autonomie. Les questions restent à savoir sous quelles formes cette union pourra se développer convenablement et comment convaincre les  institutions réfractaires des avantages de ce type de projet ?

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