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Le grand massacre funéraire et autres comportements cyberasociaux

Se prémunir des griefers et autres trolls.

Par Denys Lamontagne , le 08 juin 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 20 janvier 2015

Il y a quelques années mes enfants, qui jouaient sur le site social des Néopets, ont perdu quelques 100 000 points durement gagnés en vue d’un objectif et ce en raison d’un bogue du site. Grosse peine.

Nous en avons été quittes pour une véritable discussion métaphysique sur la création de valeur (virtuelle dans ce cas-ci), mais pourtant combien réelle émotivement.

Une certaine distance est salutaire face aux «valeurs», notes scolaires, argent, possessions ou même connaissances, que certains accumulent dans leurs archives comme d’autres de petits chiffres sur leur compte en banque. Une petite récession ou un changement de perspective et pfuitt !, envolée la «valeur».

Justement en raison de cette propension à accorder de la valeur à nos activités virtuelles, certains esprits mesquins ont découvert qu’ils pouvaient faire de la peine («grief» en anglais) en perturbant les activités virtuelles dans lesquelles les gens s’investissent. Dans les jeux en réseau, on les a surnommés les «griefers», les faiseurs de peine.

Du fait de l’anonymat et de la justification facile que rien de ce qui existe dans Internet n’est réel, ils s’amusent du désarroi qu’ils provoquent.

WOW - le cas emblème

Certains cas sont moins dramatiques que d’autres, dont celui maintenant célèbre du « Great Funeral Massacre» sur WOW (World of Warcraft), où une guilde avait organisé pour l’un des leurs qui était mort une cérémonie funéraire sans armes, dans un espace non sécurisé.

Une autre guilde s’y est invitée et y a massacré systématiquement tous les participants sans exception.

Le tout enregistré et diffusé avec commentaires sur YouTube.

D’autres situations plus dramatiques ont mené à des suicides ou à des procès.

Au niveau économique, des administrateurs de plates-formes de jeu ont commencé à prendre des mesures contre ces gâcheurs de jeu qui découragent les nouveaux et écoeurent les vétérans, car ils font fuir les clients et entraînent des pertes financières de centaines de milliers de dollars par mois.

Qui aurait dit que certains milieux auraient besoin d’être policés au même titre que dans la vie réelle !

La formation virtuelle, autre approche

Dans le cadre de la formation en ligne, où l’anonymat est rare, la cyber-intimidation est tout aussi rare. De plus les institutions sont généralement bien équipées pour retracer de telles activités.

L’autodiscipline dans les forums et les échanges est le plus souvent la règle; les récalcitrants sont rappelés à l’ordre d’une façon ou d’une autre par les autres membres ou par l’animateur.

C’est d’ailleurs ce type de stratégie qui est recommandé par Microsoft pour limiter les activités des faiseurs de peine :

  • établir des règles claires;
  • donner au groupe des moyens de signalement;
  • contrôler l’accès à certaines zones et même
  • offrir au groupe la possibilité d’écarter certains membres.
     

Bref, par auto-discipline, capacité et responsabilisation, la formation à distance pourra se passer de police.

10 tips for dealing with game cyberbullies and griefers

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